• Savez-vous comment l’on attrape les singes dans certains endroits d’Inde ? On prend un récipient à l’embouchure étroite, que l’on remplit de noix et d’autres aliments favoris des singes ; on pose ce vase sur le sol. Un singe arrive pour prendre les noix. Il passe la main dans le récipient et empoigne une grosse quantité de noix. Une fois la main pleine, il ne peut plus la sortir du pot dont l’encolure est étroite. Cela lui serait facile de s’échapper en lâchant son butin, mais il est trop bête pour l’abandonner et il est ainsi fait prisonnier. En s’accrochant à quelques noix, le malheureux singe perd la forêt toute entière pleine d’arbres magnifiques, le vaste espace où il pouvait évoluer en toute liberté, jouer et profiter de la vie à volonté. Il a perdu l’abondance de fruits frais et délicieux qui poussaient dans la forêt, uniquement pour sauvegarder quelques noix. Il a tout perdu.

    "A beaucoup d’égards, les humains se conduisent de la même façon. Une personne crie à l’aide :
    "Délivrez-moi ! Je veux la liberté !".

    Mais qui l’a emprisonnée ? Qu’est-ce qui la retient attachée ? Rien, ni personne. Elle n’a qu’à cesser de fabriquer tout ce bruit incessant, arrêter de se battre, se calmer et se détendre. Cela lui permettra de voir que c’est elle, et elle seule qui est la cause de son asservissement. Elle n’a qu’à lâcher les quelques noix auxquelles elle s’accroche, et pourra alors sans difficulté sortir la main de ce récipient à l’entrée étroite, qu’est le corps, le mental et l’intellect.

    Elle sera libre pour toujours. Le monde entier sera à elle.

    Offerte par Carole Braéckman


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  • mauvais-tempsUne petite fille marchait tous les jours pour aller et revenir de l'école. Bien que ce matin là, la température posait des questions et des nuages se formaient, elle se rendit à pied à son école élémentaire. Durant l'après-midi, les vents s'élevèrent et les éclairs apparurent.

    La Maman de la petite craignait que sa fillette ne prenne peur en revenant à la maison et que la tempête électrique puisse lui faire du tort. Inquiète, la Maman s'empressa de prendre la route, en voiture, vers l'école.

    En route, elle vit apparaître sa petite, qui, à chaque éclair, s'arrêtait, regardait en haut et souriait. Quelques éclairs se succédèrent rapidement et, chaque fois, l'enfant regardait vers l'éclair et souriait.

    Sa mère parvint à ses côtés, baissa sa fenêtre et lui demanda :

    • Mais, que fais-tu là ?

    L'enfant de répondre :

    • J'essaie d'être belle, car Dieu n'arrête pas de prendre ma photo !...


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  • le pont de thusy sur la SarineC’est sur des bases solides que fut jeté le premier pont, qui coûta, 1,824 couronnes. Il fut emporté plus tard par une crue subite des eaux.

    A cette nouvelle, le syndic s’écria :

    • Il n’y a que le diable qui puisse nous en construire un autre plus durable !

    Il n’avait pas achevé ces paroles qu’un domestique annonça :

    • Messire Satan !

    Le Syndic ne connaissant ce personnage que de réputation, sa timidité redoutait bien une telle visite, mais, fonctionnaire public, il voulut être à la hauteur de sa dignité. L’étranger fut donc introduit.

    Après les compliments d’usage, chacun s’assit ; le bailli mit ses pieds sur les chenets, le diable posa tout bonnement les siens sur la braise.

    • Hé bien ! mon brave ami, dit Satan, vous avez donc besoin de moi.
    • Oui, Monseigneur, votre aide nous serait très utile.
    • Pour ce maudit pont, n’est-pas pas ?
    • Précisément ; vous venez à propos, mais ne soyez point exigeant envers de pauvres paysans. Je pourrais bien demander un subside à Leurs Excellences de Fribourg, mais ces messieurs de la capitale comprennent si peu les besoins de la campagne.
    • Rassurez-vous, je peux vous satisfaire ; il ne s’agit que de nous entendre sur le prix, continua Satan en regardant son interlocuteur avec une singulière expression de malice.

    Satan réfléchit un instant.

    • Je désire, dit-il, posséder l’âme du premier individu qui passera sur ce pont.

    Prenant alors sa meilleure plume et s’appliquant à bien écrire comme à une leçon de calligraphie, il rédigea la convention qui fut ensuite signée par les deux parties contractantes. Le diable s’engageait formellement, par cet acte, à bâtir dans la nuit un pont assez solide pour durer cinq cents ans, et le haut fonctionnaire de la commune concédait, à titre de paiement, l’âme du premier individu qui le traverserait.

    Le lendemain, au point du jour, le pont était construit. Le syndic, de bon matin, va vérifier si le travail est bien accompli. Il trouve le pont fort convenable et perçoit à l’extrémité opposée Satan, assis sur une borne et attendant la récompense promise.

    • Vous voyez, dit celui-ci, que je suis homme de parole.
    • Comme moi, réplique le malicieux paysan.
    • Comment ! vous seriez assez bon de vous dévouer, pour le bien public ?
    • Je connais mon devoir, Monseigneur ; on n’est pas pour son plaisir à la tête de sa commune.

    Sans poursuivre cet entretien, le syndic ouvre, à l’entrée du pont, les deux sacs qu’il a apportés prudemment sous son bras. Le premier contient des rats de la plus belle espèce ; le second deux chats hargneux élevés à Arconciel ! On juge de l’ardeur des premiers à franchir le pont, du zèle des seconds à les poursuivre et du désappointement du diable.

    • Voilà votre proie, une âme excellente, lui crie le syndic.

    A la vue du rat, Satan ne sourit pas, mais furieux, il allait détruire son oeuvre quand, se retournant, aperçut une procession venant d’Avry, curé et chapelain en tête. Frémissant de rage, il disparut subitement en jetant à travers les airs cette dernière parole de dépit :

    • Affaire ratée !

    Quant au syndic, il fut depuis cet exploit l’objet de la considération générale, mais la première fois qu’il fouilla son escarcelle, il se brûla vigoureusement les mains.

    Tiré du livre Légendes fribourgeoises de Joseph Genoud, Collection Contes et légendes, 2000
     


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  • homosHomographes non homophones - Homographes homophones - Homophones

    En français : deux mots composés des mêmes lettres se prononce toujours de la même façon !
    En êtes vous bien sûr ?

    Voici quelques exemples d’homographes de prononciations différentes !
    (Homographes non homophones)
    Sortant de l’abbaye où les poules du couvent couvent, je vis ces vis. Nous portions nos portions, lorsque mes fils ont cassé les fils. Je suis content qu’ils vous content cette histoire. Mon premier fils est de l’Est, il est fier et l’on peut s’y fier, ils n’ont pas un caractère violent et ne violent pas leurs promesses, leurs femmes se parent de fleurs pour leur parent. Elles ne se négligent pas, je suis plus négligent. Elles excellent à composer un excellent repas avec des poissons qui affluent de l’affluent. Il convient qu’elles convient leurs amis, elles expédient une lettre pour les inviter, c’est un bon expédient. Il serait bien que nous éditions cette histoire pour en réaliser de belles éditions.

    Voyons aussi quelques exemples d’homographes de même prononciation
    (Homographes homophones)
    Cette dame qui dame le sol Je vais d'abord te dire qu'elle est d'abord agréable. A Calais, où je calais ma voiture, le mousse grattait la mousse de la coque. Le bruit dérangea une grue, elle alla se percher sur la grue. On ne badine pas avec une badine. en mangeant des éclairs au chocolat à la lueur des éclairs. En découvrant le palais royal, il en eut le palais asséché, je ne pense pas
    qu'il faille relever la faille de mon raisonnement.

    Voici le meilleur exemple d’homophone
    (mot de sens différent mais de prononciation identique)
    le ver allait vers le verre vert.

    Ah que le français est passionnant.


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