• Comment écrire votre premier livre
    de Bernard Baudouin

    Première règle

    A tout moment de l'avancement du livre, je dois avoir une vision très claire de celui-ci à deux niveaux :

    • l'ensemble du projet (plan, découpage général, chapitre en cours, partie actuellement traitée)
    • l'écriture proprement dite (degré d'avancement, texte en coursd'élaboration).

    Deuxième règle

    A aucun moment, tant que mon livre ne sera pas terminé, je ne dois me laisser distraire par un autre sujet d'écriture.

    Troisième règle

    • Je définis un cadre opérationnel d'écriture
    • j'élabore un timing général
    • je détermine l'importance du livre en volume.

    Quatrième règle

    • Je définis une architecture générale
    • je délimite la part de l'écriture et des sources extérieures
    • je choisis entre une seule ou plusieurs formes d'écriture.

    Cinquième règle

    Je bâtis un plan de mon livre et définis avec précision :

    • les parties
    • les chapitres
    • les sous-chapitres.

    Sixième règle

    Je détermine à partir de quelles sources je vais structurer mon écriture :

    • mon vécu et mes souvenirs personnels
    • des archives
    • une documentation.

    Septième règle

    Je peaufine tout particulièrement la documentation concernant les nuances et "teintes" diverses qui vont enrichir mon sujet pour :

    • les lieux d'ensemble
    • les lieux rapprochés
    • les milieux sociaux
    • les ambiances.

    Huitième règle

    Je décide d'aller au bout de mon projet et pose pour cela les conditions suivantes:

    • je suis prête
    • je ne doute pas de pouvoir écrire ce livre
    • je m'autorise à le faire
    • j'en assume la pleine et entièreresponsabilité.

    Neuvième règle

    Je planifie concrètement la mise en chantier de mon livre:

    • je réserve une partie de mon énergie quotidienne pour l'écriture de mon livre
    • je visualise chaque soir la séance d'écrituredu lendemain
    • je me conditionne pour l'organisation matérielle de mes séances d'écriture.

    Dixième règle

    Afin de commencer à écrire mon livre :

    • je détermine un objectif réaliste pour chaque séance d'écriture
    • je me concentre uniquement sur l'écritureet j'ignore les problèmes matériels
    • quel que soit mon mode d'écriture, je reste concentré sur le fonds et non sur la forme.

    Onzième règle

    • Je planifie mon travail quotidien
    • je développe et entretiens mes automatismes de création
    • j'assume pleinement mon rôle de "maître d'oeuvre", alliant conception et savoir-faire.

    Douzième règle

    • Je peaufine mon style
    • je cisèle mes descriptions
    • je prends des notes
    • je recherche la justesse
    • je respire ma ponctuation.

    Treizième règle

    • J'attends avant de relire et de corriger
    • j'entreprends ma relecture 1
    • j'entreprends ma relecture 2
    • j'entreprends ma relecture 3
    • j'entreprends ma relecture 4.

    Quatorzième règle

    • Je détermine s'il me faut ou non un pseudonyme
    • je donne au manuscrit sa forme définitive
    • je réalise le nombre d'exemplaires nécessaires
    • je conserve impérativement l'original de mon manuscrit.

    Quinzième règle

    • Je liste les éditeurs à contacter
    • je rédige la lettre d'accompagnement
    • je procède aux premiers envois.

    Seizième règle

    • J'analyse les premiers retours
    • j'effectue une nouvelle vague d'envois.

    Résumé de Christiane Kolly
    alias Théa d'Albertville
    auteure et poétesse

    www.christianekolly.ch


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  • bateau livre !

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  • chevauxJ'y ai cru à ce pays, cette contrée miraculeuse, ce paradis terrestre où fêtes et bombances sont perpétuelles, où l'on prône le jeu et la paresse plutôt que le travail acharné.

    Par l'entremise de Monsieur et Madame Dévaud, les parents de Marie-Jo, j'ai fait la connaissance d'un banquier, Monsieur Arnaud. Je le voyais à l'occasion, quand il venait manger au Guillaume Tell. Il s'intéressait aux chevaux et mon futur beau-père en possédait quelques-uns. Il élevait même des chevaux de course. Il lui a acheté une jument, Morzan, pour quelques mille francs. Il a emmené sa bête courir à l'hippodrome d'Yverdon-les-Bains, entre autres. Mais elle ne rapportait même pas de quoi couvrir les frais qu'elle occasionnait.

    Monsieur Arnaud et moi sommes devenus copains. On parlait régulièrement de notre sujet favori, les chevaux.

    • Ça ne va pas cette jument, elle ne vaut rien !
    • C'est vrai, elle est pas terrible.
    • Il faut acheter un autre cheval !

    Il voyait grand, Arnaud. Il avait l'intention d'acheter en France, de pouvoir faire monter une bête sur territoire français, et de suivre les règles strictes édictées par les PMU, le Pari Mutuel Urbain. Un jour il arrive en disant :

    • J'ai trouvé un cheval !
    • Ah oui bien !
    • Oui, il coûte deux cent mille francs !
    • Ah quand même !
    • Oui, mais je ne veux pas l'acheter à mon nom, ma situation ne me le permet pas.
    • Oui, je comprends !
    • J'ai besoin de toi pour fonder une société !

    Devant un notaire, il fallait mettre de l'argent. Nous avons investi chacun trente-cinq mille francs. Comme mes finances battaient de l'aile, je me suis dit pourquoi pas, tentons le coup ! Et nous avons acheté ensemble ce cheval. Il débute à Vincennes, un des plus grands hippodromes de France. Le cheval restait chez son ancien propriétaire, Maison Dubois et Fils, en pension pour mille cinq cents francs par mois. Nous avons fait le voyage plusieurs fois, pour voir notre cheval, chez les Dubois, une bonne entreprise, solide, longue expérience dans les chevaux de course. C'est après deux ou trois mois que l'animal était finalement inscrit pour courir, il avait suivi l'entraînement adéquat.

    Nous avions pris l'avion à Belp, un voyage qui coûtait à l'époque mille francs par personne, une caravelle tellement bruyante qu'on ne s'entendait pas parler. Aller et retour le même jour, destination Orly.

    Première course, il gagne, il nous a rapporté quarante-cinq mille francs. Ravageur du Rocher, c'était le nom du cheval, dans ce monde, tous les chevaux nés la même année porte un nom qui commence par la même lettre, ici un R. Nous commencions à sourire, malgré que la dette s'élevait encore à cent soixante mille francs.

    Deuxième course, deux semaines plus tard, à Vincennes, il gagne, encore une fois quarante-cinq mille, la dette diminuait. C'était presque un éléphant, entier, il n'avait pas été coupé, un étalon que nous appelions affectueusement Mammouth. Monsieur Dubois nous soutenait que notre bête pouvait aller loin, très loin.

    Troisième course, il gagne, cinquante mille. Nous commencions à sérieusement sourire, notre affaire allait grand train, c'est le cas de le dire.

    Quatrième course, il gagne, cinquante mille. Le cheval était pour ainsi dire payé. Nous nous frottions déjà les mains. Quel filon nous avions là.

    Cinquième course, Ravageur du Rocher se tord le genou. Nous avons dû prendre la décision de l'abattre.

    Cette expérience a été fantastique. Passer sous l'enseigne en forme d'arche "Entrée des propriétaires", regarder la course depuis une loge toute vitrée, où il y avait à boire et à manger à discrétion, mais oui à l'œil, du champagne, du Dom Perignon s'il vous plaît, le meilleur. De plus, nous avons gagné quelque argent en pariant.

    Quand Ravageur du Rocher est mort, je suis sorti de la société et Monsieur Arnaud m'a rendu mes trente-cinq mille francs. Il est resté seul maître à bord de l'"Écurie des As", c'était le nom qu'on lui avait donné. Pour moi l'histoire épique et hippique était terminée.


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  • un livre

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  •  1. Parmi les choses qui existent, certaines dépendent de nous, d’autres non. De nous, dépendent la pensée, l’impulsion, le désir, l’aversion, bref, tout ce en quoi c’est nous qui agissons ; ne dépendent pas de nous le corps, l’argent, la réputation, les charges publiques, tout ce en quoi ce n’est pas nous qui agissons.

     2. ...

    Le manuel d Epictete


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  • Lorsque j’avais six ans j’ai vu, une fois, une magnifique image, dans un livre sur la Forêt Vierge qui s’appelait "Histoires Vécues". Ça représentait un serpent boa qui avalait un fauve.
     
     

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  • Alors Almitra dit, Parle-nous de l'Amour.
    Et il leva la tête et regarda le peuple assemblé, et le calme s'étendit sur eux. Et d'une voix forte il dit :
    Quand l'amour vous fait signe, suivez le.
    Bien que ses voies soient dures et rudes.
    Et quand ses ailes vous enveloppent, cédez-lui.
    Bien que la lame cachée parmi ses plumes puisse vous blesser.
    Et quand il vous parle, croyez en lui.
    Bien que sa voix puisse briser vos rêves
     

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  • Quelques penseurs et acteurs de l’altercroissance et d’un changement de civilisation

    Altercroissance Trombinoscope


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  • Dans les années 60, un nouveau type d'enfant a vu le jour, c'était alors l'exception. Au début des années 70, le nombre de ces enfants s'est intensifié et aujourd'hui, les êtres qui viennent au monde sont en majorité indigo. L'enfant indigo est désigné ainsi parce que son aura (sorte de halo enveloppant le corps, visible aux initiés) est de cette teinte d'un bleu profond. Indigo est la couleur reliée au 6e chakra, celui du troisième oeil, de l'intelligence basique, de l'intuition.
     
     

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  • Les postures de base du yoga, ce que j'ai cherché et trouvé quand j'ai commencé le yoga.
     
     

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