• La sixième symphonie de Beethoven dans les oreilles, le mistral chahutant, des marronniers multi centenaires pour ombrage, je suis là et je pense à mon amour, encore, et encore…
    Il y a quelque chose de terrible, vertige de ne pas savoir, envie de réciprocité, habitude de calculer, d'avoir le retour… et aussi quelque chose de divin, juste aimer sans savoir pourquoi, ou plutôt pour le plaisir de donner, de penser avec une énergie d'amour, créatrice, d'envoyer dans l'univers du beau, du bon, plaisir de la gratuité.
    Et Beethoven me fait balancer et Eole joue avec mes cheveux, me décoiffe, me rafraîchit, me traverse…
    Je lui donne une mission, aller dire à mon amour que je pense à lui, lui déposer des baisers doux, puis plus prononcés, lui donner de la fraîcheur s'il a chaud, de la chaleur s'il a un peu froid.
    Une espèce de scarabée vient me saluer. Mais non, il semble que son nom soit gendarme. Plus loin, c'est une araignée minuscule… Pourquoi je me mets à regarder les insectes ?
    Des papillons qui vont par deux! Tiens, comment font-ils pour se retrouver?
    Ils dansent, vont de fleur en fleur dans le rythme immuable de l'été.
    La vie au grand jour, le moment de gloire et puis au revoir…
    Et mon amour, le sait-il que mon cœur bat si fort dans ma poitrine quand je pense à lui? Est-ce l'idée d'aimer de nouveau? Est-ce un débordement de ce cœur qui a beaucoup à donner? Est-ce l'envie d'être aimée en retour? Est-ce l'envie de tendresse, de caresses, de plaisir, de repas à la table de la chair, de communion, de fusion?
    Je ne sais pas! Et je pense à mon amour! Et encore! Et encore…

    Théa d'Albertville
    4 juillet 2007

    St-Jérôme, Lubéron, Provence


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  • niki de saint phalle, three graces
    Nanas de Niki de Saint Phalle

    Quelle est cette énergie
    Qui me pousse en avant
    Voir un autre pays
    Aimer un autre amant

    Pourquoi ne pas rester
    Dans ces terres connues
    Simplement déguster
    Des saveurs déjà bues

    Le goût de l'aventure
    Est-ce bien raisonnable
    D'autant que ma monture
    Se devient fatigable

    C'est pourtant bien ce corps
    Qui réclame du plaisir
    Avant qu'il ne soit mort
    C'est bien tôt pour le dire

    Penser ça va passer
    Rester tranquille ici
    Danger d'être agacée
    Pire de finir aigrie

    Mon coeur que veux-tu
    Que je fasse avec ça
    Un hymne à la vertu
    Un tour de mardi gras

    Laisser mûrir les choses
    Donner du temps au temps
    Et mon amie la rose
    Me fera voir comment

    Thea d'Albertville
    3 juillet 2007
    Conches


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  • Silence - Théa d'Albertville


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  • En réponse à un "poème sans lendemain"

    J’ai trois vœux dans mon cœur
    Pour contribuer à la paix de l’humanité
    Pour garder l’harmonie de ma famille
    Pour faire le bonheur de mon bien-aimé

    J’ai trois colères à fleur de peau
    Pour trouver des moyens que s’arrête la guerre
    Pour exorciser les blessures de l’enfance
    Pour travailler à une sorte d’égalité

    J’ai trois pouvoirs dans mon âme
    Celui d’aimer pour le plaisir
    Celui de rire pour alléger
    Celui de choisir de quel côté je veux aller !

    Théa d'Albertville
    15 juin 2007
    Conches


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  • yourte-go-voyages-mongolieIl est 4 heures, le jour n’est pas encore levé. Morphée m’abandonne.

    Il me revient des images.
    Je suis dans la piscine, sur le dos, je fais la planche. Je plonge dans le ciel. Deux oiseaux volent, virevoltent, décrivent des cercles, volent l’un derrière l’autre, danse de la séduction, éternel masculin, éternel féminin, éternelle attirance, pour que l’espèce continue, jusqu’à ce que peut-être, elle soit remplacée par une autre espèce, éternel recommencement.

    L’eau me berce. Je deviens sirène. Je goûte avec délice le silence du monde de l’eau. Je suis légère. Un simple mouvement de bras, un simple mouvement de jambe, et je me déplace, sans effort. Mon corps fait des vagues, se meut calmement. Et je me dis que toute l’eau de la terre se rejoint, quand mon amour est dans l’eau, nous sommes proches.

    A nouveau à l’horizontale, je respire, je me dis que tout l’air de la terre se rejoint, quand mon amour respire, nous sommes proches.

    Et je marche pieds nus dans l’herbe, je me dis que toute la terre de la terre se rejoint, quand mon amour marche, nous sommes proches.

    Et je sens le feu de la vie en moi, je me dis que tout le feu de la terre se rejoint, quand mon amour vit, nous sommes proches.

    Le pouvoir, une certaine forme de pouvoir croyons-nous avoir, nous les mammifères humains !
    Le vol des oiseaux, la danse des poissons, le monde animal, et végétal, et minéral, est-ce si différent ?
    Evolution depuis la première cellule jusqu’à l’homo sapiens sapiens !

    Et pourtant je pense à mon amour !
    A-t-il froid ? A-t-il peur ? Est-il réveillé ?
    Est-il enlacé dans d’accueillants bras de femme ?
    S’est-il endormi le désir assouvi ?
    Son désir s’est-il armé durant son sommeil ?

    Je le rejoins, mes pensées ont réveillé mon corps de femme qui devient cible.
    Là-bas, je me glisse près de lui. Ma respiration se promène sur son dos. Ma bouche gourmande le couvre de baisers.

    Ici, les oiseaux chantent. Il est 5 heures.
    Je vais calmer ce corps et demander à Morphée de m’enlacer encore.

    Théa d'Albertville
    15 juin 2007
    Conches


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  • Envies de vous dire quelque chose
    Sans savoir quoi exactement
    Et d'oublier un peu la prose
    Pour la rime pompeusement

    Envie d'écrire revenue
    Par votre lecture réveillée
    Pour vous toucher par de menus
    Brins de l'esprit émoustillé

    Envie de vous plaire par les mots
    Démonstration intellectuelle
    Danger de faire partie des sots
    Qui couchent la rime à la pelle

    Envie de fond et non d'effet
    De me livrer un peu de l'âme
    Vous imaginer satisfait
    De recevoir de cette flamme

    Envie de voyages joyeux
    Où âme et esprit se rejoignent
    Où l'imagination vient des cieux
    Pour vous emmener en Cocagne

    Envie d'annihiler l'espace
    Et que le temps n'existe plus
    Puis pour un instant être en face
    Et celui d'après n'être plus

    Envie enfin de l'harmonie
    Des êtres qui savent s'aimer
    Sans fin, sans début, infini
    Pour bonifier l'humanité

    Théa d'Albertville
    7 juin 2007
    Conches


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  • Mon site : www.christianekolly.ch

    Recevoir mon infolettre, cliquer ici

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    Bonjour,

    Je suis Théa d'Albertville, c'est mon pseudo de poétesse. Mon nom est Christiane Kolly, celui que j'ai reçu à la naissance et que j'ai gardé. Je vis en Suisse.

    J'aime infiniment l'écriture, mais aussi la planète, l'épanouissement collectif, la musique et les rires ...

    En tant que thérapeute, guide, accompagnatrice ou éveilleuse de conscience, parce que entraîneuse, le mot est pris pour autre chose... par des entretiens des ateliers  ou lors de conférences, j'ai le bonheur de vous transmettre ce que j'ai appris d'abord pour moi-même.
    Mais oui, même si j'avais décidé de le faire pour les autres, j'ai été la première bénéficiaire. On ne peut transmettre que ce que l'on a expérimenté soi-même.

    Mon premier blog était devenu trop grand...

    Vous pouvez m'écrire :
    chr.kolly@gmail.com

    Pour moi, les gens, les animaux, la planète, les astres, et bien d'autres choses, tout cela ne fait qu'un et mérite que l'on y porte grande attention.

    J'aime aussi la mythologie, les histoires, les métaphores, les contes...

    J'ai vécu 6 mois à Damanhur, une fédération de communutés en Italie du nord, à 100 km au sud d'Aoste.

    Je rêve de vivre dans une maison avec une vingtaine d'autres personnes, à s'entraider, à cultiver un jardin, à élever des poules pour les oeufs, des petits animaux...

    Que votre journée soit lumineuse et je lance sur elle une pluie de pétales de fleurs de toutes les couleurs...

    la communion sexuelle

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  • Quel est ce personnage
    Droit comme un aristo
    Qui distille ses mots
    Qui semble bien trop sage

    Ça ne dure pas longtemps
    Car si vous l’approchez
    Il va vous accrocher
    Vous mener hors du temps

    Il aime vous montrer
    Airs parfois supérieurs
    Qu’il vient de la meilleure
    Souche de ce comté

    Serait-ce pour protéger
    Son cœur d’artichaut
    Qu’il vous balance ces mots
    Sans même bégayer

    Ou plutôt parce qu’au fond
    Comme un adolescent
    Il doute de ses talents
    Ne croit pas en ses dons

    Il voulait être artiste
    Papa n’a pas voulu
    Au contraire il a dû
    Reprendre l’entreprise

    Devenir architecte
    Là il n’a pas lâché
    Il fallait bien prouver
    Qu’il pouvait tenir tête

    Il aime les voitures
    Et cultive le beau
    A Villarsiviriaux
    Mes amis quelle pointure

    Du côté du foyer
    Ce furent trois mariages
    Était-il vraiment sage
    Pour finir divorcé

    Il aime bien les femmes
    En petit comité
    Pour longtemps raconter
    Pendant qu’elles se pâment

    Amitiés masculines
    Dans beaucoup de bistrots
    Ça brassait du boulot
    Ainsi était la ligne

    Entre l’homme et la femme
    Te sens-tu obligé
    D’être d’un seul côté
    Souvent contre la femme

    Serait-ce que moi aussi
    Je méprise les hommes
    Mais que Dieu me pardonne
    Je les aime aussi

    Avec de la ferveur
    Un soir tu m’as chanté
    Ce chant qui fait pleurer
    Désir de bonheur

    Dans notre quotidien
    Tu es mon bon ami
    Et Francis je te dis
    Je te veux … du bien

    Christiane Kolly
    alias Thea d'Albertville
    27 avril 2007
    Café du Lion d’Or
    Romont


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  • sur la placeQuand je viens faire mes affaires, sur la place du marché, je sens votre présence, je m'émoustille, je rêve, je papillonne.

    Je rentre au bureau de poste et vous êtes avec moi. J'appuie sur le bouton pour prendre mon tour dans la file et vous êtes avec moi. Je regarde machinalement les livres proposés et je me prends à cuisiner pour votre gourmandise. Je me vois déjà préparant une table, bougies pour l'intimité, fleurs pour la beauté, je veille à chaque détail!

    Gong! C'est mon tour. Ah oui, j'étais venue à la poste!

    Je sors du bâtiment et ça recommence. Je tourne comme une lionne au pied d'un arbre, attendant sa proie perchée, avec grand appétit. L'eau me monte à la bouche. Mon voyage m'a fait saliver.

    Invisible, je monte l'escalier. Je traverse la porte, m'assieds en face de vous et vous regarde. Vous me faites de l'effet, vous réveiller mes sens. Je suis à l'affût de votre odeur, de votre peau, de vos mouvements.

    Vous sentez ma présence, c'est juste une impression de ne pas être seul.

    Immobile, assis sur votre chaise, vous fermez les yeux. Alors je m'approche, souffle sur vos paupières. Mmhh, je suis si près de vous! Que l'instant est doux. Je m'agenouille, vous prends une main, la couvre de baisers, et puis l'autre, et puis les deux. Je vois vos narines d'animal vibrer et vos lèvres s'entrouvrir. Je vous admire, vous êtes magnifique, offert à ma convoitise. Je dépose mes baisers sur vos lèvres, légers, effleurés, puis comme du velours, je sens la douceur de votre grain de peau! J'ai envie de mordre, mais me retiens, ferme les yeux pour jouir de cet instant divin où tout mon corps se transforme, se tend, s'offre.

    Du bruit, on vient... Désolée mon amour, je dois m'en aller, mais c'est promis, je reviendrai.

    Théa d'Albertville
    25 avril 2007
    Conches


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  • au-lievre-amoureuxIl est vingt heures. Elle a reçu une invitation étrange. Rendez-vous à vingt heures à l'auberge du lièvre amoureux. Prévoir de rester la nuit.

    Elle a un peu hésité, pas longtemps. Demander la table bleue. Le maître d'hôtel savait. Il l'accompagne jusqu'à une table dressée pour le plaisir des sens. Une nappe bleue, des bougies bleues, une atmosphère feutrée. Tout est mis en place pour vivre un moment de volupté. Elle s'installe, les fauteuils sont soyeux et confortables.

    La nourriture aussi il a choisi, elle va se laisser surprendre par les odeurs, les goûts, l'atmosphère de fête, cérémonial à la beauté, à la joie de vivre la vie, au plaisir des sens. Rituel imaginé dans le détail par l'homme…

    Mais où est l'homme? Elle profite de ce moment de solitude pour s'oser à imaginer, avec juste un peu d'appréhension, le moment où ils se retrouveront seuls, dans la chambre d'amour, quand elle touchera enfin sa peau, quand elle goûtera enfin ses lèvres, quand elle humera son odeur, quand elle promènera ses mains, d'abord timidement puis avec plus d'audace.

    Il arrive, démarche féline, l'œil brillant. Lui aussi a du imaginer! Il s'assoit! Et la magie de l'amour, celui qu'on fait, les laisse sur un nuage. Ils se plongent au fond des yeux comme pour se rassurer. Ils s'unissent déjà par le regard.

    Les deux adeptes d'Epicure prennent leur temps. Ils se délectent par chaque sens. Les yeux de l'autre sont un miroir où ils cherchent à se lire! Quelle douce musique que sa voix pense-t-elle. Le toucher, juste un peu, la première fois! Elle avance un peu sa main sur la table. Il l'effleure. Un frisson la parcourt toute entière. Bientôt elle va le goûter.

    Le vin est bon. L'ivresse augmente encore la félicité qui les habite. Juste bien, juste heureux de se délecter de la vie et bientôt de l'amour.

    Et puis ils montent l'escalier. Le repas de l'amour est servi.

    Ils se mettent à goûter ce fruit attendu. Il est si mûr, c'est le moment précis où il est le meilleur à consommer. Ils le consomment, en connaisseurs, ni trop vite ni trop lentement, comme en mesurant, en distillant pour obtenir le plaisir le plus long, le plus accompli.

    Et ils s'endorment, rassasiés et heureux.

    Théa d'Albertville
    17 mars 2007
    Conches


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