• blues

    Du vague à l'âme une tristesse
    Descend sur moi comme la nuit
    Je la reconnais la traîtresse
    Mais si douce mélancolie

    Théa d'Albertville
    30 décembre 2002
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • coeurs
     
    Je sens ton âme éthérée
    Se promener autour de moi
    S'attarder un peu quelquefois
    Puis repartir résignée
    Et moi je reste là

    Théa d'Albertville
    décembre 2002
    Villarsiviriaux


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  • Les mains de ma maîtresse - Théa d'Albertville


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  • chat

    Le matin quand je me réveille
    Elle bouge déjà quelque part
    Me manifester me faire voir
    Goûter la fin de son sommeil

    De ses longues jambes j'approche
    Y frotte mon corps lentement
    Du regard j'implore j'attends
    Elle sort les mains de ses poches

    Soudain elle craque elle se penche
    M'attrape avec délicatesse
    Dans ses bras commencent les caresses
    Passages lents de ses mains blanches

    Ses doigts me passent entre les yeux
    Une main s'ouvre sur ma tête
    Sur le dos, la queue puis s'arrête
    Pour recommencer encore mieux

    Une vie de chat langueur caresses
    Vous l'enviez j'en suis certain
    Connaître la douceur de ses mains
    Des mains blanches de ma maîtresse

    Théa d'Albertville
    4 août 2002
    Villarsiviriaux


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  • Je prépare le décor, mon amour, le décor de mes rêves…

    Une table avec des fruits, des fraises, c'est sensuel les fraises… et puis du raisin, attraper les grains les uns après les autres avec une bouche gourmande, très lentement, en te regardant dans les yeux, promesses de mille douceurs…
    Du vin aussi, c'est important le vin… après deux verres de ce breuvage divin, les yeux pétillent encore plus, les langues se délient… dire devient un tel plaisir, dire malicieusement, dire goulûment, dire absolument… des mots d'amour, des mots de plaisir, des onomatopées, qui en disent long…

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    Une maison extraordinaire...
    Un coin volupté : un énorme tapis de soie, doux, épais, rien que de le toucher, de se coucher dessus, c'est une caresse… des coussins aussi et puis des étoffes, de belles étoffes aux couleurs chaudes, à la texture délicate, transparentes les étoffes, juste pour cacher le corps tout en le laissant deviner…

    Ça sent bon dans ce coin, odeur de vanille, de jasmin, parfums gourmands qui mettent en appétit, en appétit de volupté, en appétit de toi…
    Plus loin, un plan d'eau, comme au temps des romains, quelques marches qui descendent dans une eau qui a la température du corps, ou juste un peu plus fraîche…

    Autour, des statues, des statues d'hommes nus, des statues de femmes nues… de beaux corps enlacés, placés là comme une invitation… en souvenir des mains qui patiemment ont modelé, sculpté, donné de langoureuses formes à la pierre, au départ si brute…
    Plus loin, un jardin, marcher pieds nus dans l'herbe, se rouler dans l'herbe, contact avec la terre, ne faire plus qu'un avec la nature… respirer l'odeur des fleurs… se fondre, faire partie de cet ensemble magique…

    Je me prélasse allongée sur le tapis, la tête dans une main, une écharpe de soie négligemment noué sur une épaule, l'autre épaule nue.
    Tu arrives d'un pas de félin, tu te mets à quatre pattes pour approcher, tes yeux dans les miens. Tu passes ta langue sur tes lèvres, avec une lenteur indécente.
    Tes lèvres déposent sur mon cou un baiser mouillé. Frissons. Je ferme les yeux. Immobile, j'attends la prochaine caresse.

    Délicatement, tu fais glisser mon bras le long de mon corps et pose ma tête sur le sol. Tu t'éloignes. Je reste là, j'ai un peu froid, celui qui fait frissonner…
    J'entends ton pas… approche… odeur de fraises… souffle chaud qui sort de tes narines. J'ouvre la bouche et entoure le fruit de mes lèvres… effleurement de tes lèvres…
    Tu baises mes yeux, mon front, mes joues… imperceptibles baisers sur le lobe de mon oreille, dans mon cou… La chaleur envahit mon corps... envie de baisers plus prononcés…

    Tu t'éloignes de nouveau… J'attends, excitée… Je suis avec mon corps, en déguste chaque partie. Je sens mes seins se dresser, je sens mon ventre qui appelle l'homme…
    Tu reviens, j'ouvre les yeux. Je me retourne sur le ventre, pose mes coudes au sol.
    Tu me tends un verre de vin… Je bois, petites gorgées, liquide qui descend dans mes entrailles… Une goutte s'échappe sur ma lèvre… Tu t'allonges et l'aspire délicatement.
    De nouveau, je ferme les yeux… abandonnée à toi.

    Comme un alpiniste, tes lèvres parcourent mon anatomie… les épaules, descente dans le creux de mes reins, tes mains me pétrissent les hanches, les fesses…
    Baisers déposés à l'intérieur des cuisses, dans le creux du genoux…

    De nouveau, l'humidité, j'ai un peu froid, celui qui fait frissonner… Mon corps vit cette excitation grandissante… Un volcan s'allume à l'intérieur…
    D'une main, tu m'invites à me retourner… à m'asseoir…

    Encore un peu de vin… encore une fraise… quelques raisins arrachés à la grappe...
    Assis face à face, tu fais glisser sur moi une étoffe douce… Regards profonds, soutenus longtemps… promenade au fond de mon âme, au fond de la tienne… je te vois lire mon désir avec la satisfaction de celui qui a si bien allumé un feu…
    Une odeur de désir parfume l'air…

    En maître de cérémonie, ta main m'invite à m'allonger… j'attends, au paroxysme de l'excitation.
    Ton corps entier sur le mien me rend prisonnière… mon ventre commence une danse, appelle à la communion, invite…

    J'ouvre les jambes. Je sens dans mon ventre toute l'humidité qui prépare la fusion. Ta bouche gourmande embrasse… lèche… mordille…
    Comme un aventurier qui a trouvé une grotte, tu entres avec une douceur, une lenteur, une volupté dans mon corps qui te reçoit enfin…

    Ta chair dans ma chair… commence une danse langoureuse…
    Dans mon ventre, comme une fleur qui se ferme au crépuscule, je te reçois, je te serre, je t'aspire…
    L'explosion approche… je déguste chaque seconde, chaque minute de cet accouplement…

    Nos plaisirs ne font bientôt plus qu'un… Les ronds dans l'eau quand la fleur la rejoint se forment, d'abord avec une puissance majestueuse, et puis petit à petit, toujours plus doucement jusqu'à ce que le calme revienne…
    Rester comme cela, un long moment…

    Main dans la main, descendre les marches et prendre un bain…

    Théa d'Albertville
    12 juillet 2002
    Villarsiviriaux

    Photo : Clément, la belle romaine endormie


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  • Bisous équins - Théa d'Albertville


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  • Exprimer d'un maillon ce que ressent la chaîne
    Difficile est l'aubaine à parler de l'union
    Pourtant sans condition je vais saisir la veine
    De dire de misaine mon sentiment profond

    Les mains serrées ensemble les cœurs réunis
    Je me sens faire partie d'un tout dans l'invisible
    Vibrer très fort au comble de profonde harmonie
    Etre soudain parmi mes frères qui me ressemblent

    Souvenir de prière oasis Sahara
    Une chaîne se forma en fin de séminaire
    Etaient venus des pairs savaient-ils pourquoi
    Pour chercher quelque part pour chercher la lumière

    Je vous parle d'un temps où je ne savais pas
    Qu'il existait déjà des lieux depuis longtemps
    J'ignorais et pourtant enfoui au fond de moi
    J'espérais cet émoi j'espérais ces instants

    Une chaîne d'union pour assembler des êtres
    Leur donner du bien-être une autre dimension
    Une chaîne d'union afin de leur permettre
    Un moment de renaître un moment de fusion

    Réunis par les mains réunis par les cœurs
    A chaque fois mes sœurs c'est un moment divin
    Espère que demain et pour longtemps en cœur
    Pourrai jouir de l'heur de refaire ce chemin

    Théa d'Albertville
    28 mars 2002
    Villarsiviriaux


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  • Te rencontrer un jour sur les bancs de l'école
    Espiègle volontaire n'ayant peur de personne
    Il m'arrivait de croire elle doit être un peu folle
    Pour ainsi résister devant si fières nonnes

    Partager les plaisirs de jeunesse insouciantes
    Provoquer père et mère et provoquer les gens
    Fallait avoir de foi autant qu'être insolentes
    Pour de la vie les jours mordre à pleines dents

    Si quelquefois nos vies éloignées se passaient
    L'une pour être mère l'autre célibataire
    Malgré la différence parfois on se voyait
    Pour un soir les revivre ces moments les refaire

    Etre amies dans la vie c'est bien un privilège
    Les grandes envolées les secrets les plaisirs
    Recevoir le meilleur et refuser le piège
    D'en vouloir pour un jour n'avoir pas su lire

    Composer quand les hommes s'énervent se questionnent
    Frustrés de ne pas être avec nous invités
    Désolées mais Messieurs non pas tout on ne donne
    Il reste quelque chose rien que pour l'amitié

    Te rencontrer parfois pour un soir quelques heures
    Parler à cœur ouvert partager joies et peines
    Me procure chère Jane des instants de bonheur
    Je reconnais ici que j'ai bien de la veine

    Chistiane Kolly
    21 février 2002
    Villarsiviriaux


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  • B rave tu es ma sœur comme un petit soldat
    R emuant sans arrêt dans ton antre à Marly
    I l paraît que tes hommes marchent parfois au pas
    G are à celui ou celle qui tenterait folie
    I l serait dangereux à eux de s'en prendre
    T u sortirais tes griffes ou ta pince de scorpion
    T u mettrais tout en œuvre tu ferais une esclandre
    E t pourtant un beau jour s'en iront tes fistons

    K oala tu la joues à tes heures enjôleuses
    O mbre et lumière je pense que tu sais en jouer
    L 'amour c'est bien cela qui te rend plus heureuse
    L imites n'en veut pas ça peut bien déborder
    Y in avec ton Yang devez bien rigoler

    M archande de sommeil te voilà devenue
    A vec mon frère Michel depuis qu'a convolé
    R enonçant au crochet était-ce convenu
    A moins que commercer soit plaisir égalé
    D ame modeste et fière c'est parfois difficile
    A nous les autres femmes de te connaître un peu
    N ulle importance on t'aime… et vive l'amitié

    Christiane Kolly
    7 novembre 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Souvenirs d'enfance souvenirs de la montagne
    Chevelure noire bouclée regard presque accrocheur
    A force d'expérience tu as appris qu'on gagne
    A chaque jour humer les moments de bonheur

    Savoir pourquoi souvent pris en flagrant délit
    Tu payais sur le champ le prix de tes bêtises
    D'autres se sont posé cette question surpris
    Mais toi pourvu que puisses n'en faire qu'à ta guise

    Etre septième enfant ou troisième garçon
    Aurait en d'autres temps passé sans importance
    Oh que nenni Hubert et de bien des façons
    Tu fais si joliment preuve de différence

    A près de trente années comme ton père l'avait fait
    Afin de toi aussi accueillir quelques anges
    A Promasens un jour finis par convoler
    Avec Monique Jaquier native d'Auboranges

    Tout l'amour que tu portes à ta progéniture
    C'est beau c'est même digne d'être pris comme exemple
    En ces temps où beaucoup se perdent en conjecture
    Tu sais rester joyeux authentique bon et simple

    De la fratrie Kolly tu es le pénultième
    Toi qu'on a toujours dit patron des grandes chasses
    Avec les années nous sommes mieux à même
    De te dire plutôt patron des grandes farces

    A toi frère que l'on aime qui vit un peu plus loin
    Qui partage ta vie près d'une autre famille
    Aimer même à distance ce n'est pas aimer moins
    Nos vœux de longue vie de bonheur et de rires

    Christiane Kolly
    19 octobre 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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