• bibliotheque

    Dès les premiers jours ici bas
    Apprendre le sens l'émotion
    Plus tard rempli d'érudition
    Savoir capitales des états

    Accumuler de plus en plus
    Comme un magot de connaissances
    Pour n'en conserver que l'essence
    Lorsque sur terre ne serons plus

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • amoureux
    Peynet

    Etre amoureux voir des étoiles
    Dans les yeux de celui qu'on aime
    Au point de revêtir le voile
    Et se marier, même bohème

    L'amour que l'on croyait si grand
    S'est éteint et l'entretenir
    Aurait été tâche de titan
    Laisser partir laisser partir

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • vie mort
     

    Le nouveau né sort ébloui
    Quand sur terre il passe naissance
    Dans ce monde en effervescence
    A la lumière blanche de la vie

    Quitter son corps c'est la crainte
    De trouver de l'autre côté
    Quoi le néant le froid ou maintes
    Autres formes de vérité

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • terre

    Voir germer avec enthousiasme
    Un projet une construction
    Y mettre force et émotion
    Et y mettre un peu de son âme

    Quand le temps et les circonstances
    Verront son œuvre obsolète
    Se résigner comme les bêtes
    Frappées parfois par une lance

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Villarsiviriaux


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  • blues

    Du vague à l'âme une tristesse
    Descend sur moi comme la nuit
    Je la reconnais la traîtresse
    Mais si douce mélancolie

    Théa d'Albertville
    30 décembre 2002
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • coeurs
     
    Je sens ton âme éthérée
    Se promener autour de moi
    S'attarder un peu quelquefois
    Puis repartir résignée
    Et moi je reste là

    Théa d'Albertville
    décembre 2002
    Villarsiviriaux


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  • Les mains de ma maîtresse - Théa d'Albertville


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  • chat

    Le matin quand je me réveille
    Elle bouge déjà quelque part
    Me manifester me faire voir
    Goûter la fin de son sommeil

    De ses longues jambes j'approche
    Y frotte mon corps lentement
    Du regard j'implore j'attends
    Elle sort les mains de ses poches

    Soudain elle craque elle se penche
    M'attrape avec délicatesse
    Dans ses bras commencent les caresses
    Passages lents de ses mains blanches

    Ses doigts me passent entre les yeux
    Une main s'ouvre sur ma tête
    Sur le dos, la queue puis s'arrête
    Pour recommencer encore mieux

    Une vie de chat langueur caresses
    Vous l'enviez j'en suis certain
    Connaître la douceur de ses mains
    Des mains blanches de ma maîtresse

    Théa d'Albertville
    4 août 2002
    Villarsiviriaux


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  • Je prépare le décor, mon amour, le décor de mes rêves…

    Une table avec des fruits, des fraises, c'est sensuel les fraises… et puis du raisin, attraper les grains les uns après les autres avec une bouche gourmande, très lentement, en te regardant dans les yeux, promesses de mille douceurs…
    Du vin aussi, c'est important le vin… après deux verres de ce breuvage divin, les yeux pétillent encore plus, les langues se délient… dire devient un tel plaisir, dire malicieusement, dire goulûment, dire absolument… des mots d'amour, des mots de plaisir, des onomatopées, qui en disent long…

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    Une maison extraordinaire...
    Un coin volupté : un énorme tapis de soie, doux, épais, rien que de le toucher, de se coucher dessus, c'est une caresse… des coussins aussi et puis des étoffes, de belles étoffes aux couleurs chaudes, à la texture délicate, transparentes les étoffes, juste pour cacher le corps tout en le laissant deviner…

    Ça sent bon dans ce coin, odeur de vanille, de jasmin, parfums gourmands qui mettent en appétit, en appétit de volupté, en appétit de toi…
    Plus loin, un plan d'eau, comme au temps des romains, quelques marches qui descendent dans une eau qui a la température du corps, ou juste un peu plus fraîche…

    Autour, des statues, des statues d'hommes nus, des statues de femmes nues… de beaux corps enlacés, placés là comme une invitation… en souvenir des mains qui patiemment ont modelé, sculpté, donné de langoureuses formes à la pierre, au départ si brute…
    Plus loin, un jardin, marcher pieds nus dans l'herbe, se rouler dans l'herbe, contact avec la terre, ne faire plus qu'un avec la nature… respirer l'odeur des fleurs… se fondre, faire partie de cet ensemble magique…

    Je me prélasse allongée sur le tapis, la tête dans une main, une écharpe de soie négligemment noué sur une épaule, l'autre épaule nue.
    Tu arrives d'un pas de félin, tu te mets à quatre pattes pour approcher, tes yeux dans les miens. Tu passes ta langue sur tes lèvres, avec une lenteur indécente.
    Tes lèvres déposent sur mon cou un baiser mouillé. Frissons. Je ferme les yeux. Immobile, j'attends la prochaine caresse.

    Délicatement, tu fais glisser mon bras le long de mon corps et pose ma tête sur le sol. Tu t'éloignes. Je reste là, j'ai un peu froid, celui qui fait frissonner…
    J'entends ton pas… approche… odeur de fraises… souffle chaud qui sort de tes narines. J'ouvre la bouche et entoure le fruit de mes lèvres… effleurement de tes lèvres…
    Tu baises mes yeux, mon front, mes joues… imperceptibles baisers sur le lobe de mon oreille, dans mon cou… La chaleur envahit mon corps... envie de baisers plus prononcés…

    Tu t'éloignes de nouveau… J'attends, excitée… Je suis avec mon corps, en déguste chaque partie. Je sens mes seins se dresser, je sens mon ventre qui appelle l'homme…
    Tu reviens, j'ouvre les yeux. Je me retourne sur le ventre, pose mes coudes au sol.
    Tu me tends un verre de vin… Je bois, petites gorgées, liquide qui descend dans mes entrailles… Une goutte s'échappe sur ma lèvre… Tu t'allonges et l'aspire délicatement.
    De nouveau, je ferme les yeux… abandonnée à toi.

    Comme un alpiniste, tes lèvres parcourent mon anatomie… les épaules, descente dans le creux de mes reins, tes mains me pétrissent les hanches, les fesses…
    Baisers déposés à l'intérieur des cuisses, dans le creux du genoux…

    De nouveau, l'humidité, j'ai un peu froid, celui qui fait frissonner… Mon corps vit cette excitation grandissante… Un volcan s'allume à l'intérieur…
    D'une main, tu m'invites à me retourner… à m'asseoir…

    Encore un peu de vin… encore une fraise… quelques raisins arrachés à la grappe...
    Assis face à face, tu fais glisser sur moi une étoffe douce… Regards profonds, soutenus longtemps… promenade au fond de mon âme, au fond de la tienne… je te vois lire mon désir avec la satisfaction de celui qui a si bien allumé un feu…
    Une odeur de désir parfume l'air…

    En maître de cérémonie, ta main m'invite à m'allonger… j'attends, au paroxysme de l'excitation.
    Ton corps entier sur le mien me rend prisonnière… mon ventre commence une danse, appelle à la communion, invite…

    J'ouvre les jambes. Je sens dans mon ventre toute l'humidité qui prépare la fusion. Ta bouche gourmande embrasse… lèche… mordille…
    Comme un aventurier qui a trouvé une grotte, tu entres avec une douceur, une lenteur, une volupté dans mon corps qui te reçoit enfin…

    Ta chair dans ma chair… commence une danse langoureuse…
    Dans mon ventre, comme une fleur qui se ferme au crépuscule, je te reçois, je te serre, je t'aspire…
    L'explosion approche… je déguste chaque seconde, chaque minute de cet accouplement…

    Nos plaisirs ne font bientôt plus qu'un… Les ronds dans l'eau quand la fleur la rejoint se forment, d'abord avec une puissance majestueuse, et puis petit à petit, toujours plus doucement jusqu'à ce que le calme revienne…
    Rester comme cela, un long moment…

    Main dans la main, descendre les marches et prendre un bain…

    Théa d'Albertville
    12 juillet 2002
    Villarsiviriaux

    Photo : Clément, la belle romaine endormie


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  • Bisous équins - Théa d'Albertville


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