• Croquis_de_la_Faucheuse

    Je ne me souviens pas de la première fois
    Ou seulement des bribes une vague tristesse
    Ces gens vêtus de noir ces visages sans liesse
    Et devant très fleurie une grande caisse en bois

    Voir mon père pleurer et ma mère impuissante
    Où est grand-mère elle qui sait consoler si bien
    Elle est partie sereine pour retrouver les siens
    T'a suivie me laissant une âme défaillante

    Ô combien de pensées tu as nourri le temps
    De mon adolescence angoisse désespoir
    Pourquoi aimer vivre donner et recevoir
    Et finir par te suivre inexorablement

    T'oublier quelque temps t'entendre de nouveau
    Séductrice prometteuse d'une fuite possible
    Lutter ne pas vouloir encore être ta cible
    Quand de la vie les peines me cachaient tout le beau

    Un jour flirter si fort passer tout près de toi
    Soudain prendre conscience de ce sombre intérêt
    Ne plus vouloir de toi pas maintenant s'il te plaît
    Retrouver de la vie les plaisirs et les joies

    Toi la mort toi la vie liées indivisibles
    Etes-vous une fin ou un commencement
    Comme à la pluie succède toujours le beau temps
    Aujourd'hui à la mort je me dis… sensible

    Théa d'Albertville
    10 août 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • homme sensuelBienvenue dans cette cour, mon amour, dans cette cour de plaisir.
    Laisse-toi guider, mon amour. Ferme les yeux. Laisse-toi bercer au son de ma douce voix.

    Tu détends d'abord ton corps, chaque partie, chaque parcelle, chaque cellule de ton corps… Tu te prêtes à la sensualité…

    Prends le temps de penser à tes jambes, comme quand tu étais enfant et que tu courrais dans les champs un matin de printemps quand la rosée te donnait un délicieux frisson. Souviens-toi, tu étais léger, léger. Souviens toi, tu volais. Oui, en ce temps-là, tu savais t'envoler pour des promenades fantastiques avec les oiseaux.
    Et puis ton bassin, imagine que tu es une danseuse arabe et que tu te laisses aller au son lent, mélodieux d'une musique jouée par des artistes invisibles, venus pour réveiller en toi cette sensualité.
    Ta poitrine maintenant, tu te rappelles le sein de ta mère… la douceur d'un sein de femme. Tu t'enveloppes de douceur. Tu poses tes mains, croisées sur tes épaules. Laisse toi bercer, mon amour. Prends contact avec la douceur, la tendresse, l'amour, tout l'amour que tu as reçu, mais aussi tout l'amour que tu as donné…
    Et la tête… laisse s'envoler toutes ces pensées qui t'habitent… Elles s'en vont, tu les vois comme autant de petits personnages danser au-dessus de toi et te laisser dans un calme olympien…

    Je t'emmène dans un jardin, mon amour… des colonnes et l'air frais qui circule entre ces colonnes. Des tables de pierres, des jarres, des coupes, de l'eau, du vin…
    J'ai situé le décor mon amour… Tu es allongé sur un lit au milieu de ce jardin…
    Tu es nu… sur le ventre. Une main, douce, se promène sur toi… Suis le mouvement de cette main qui frôle ton épiderme… depuis le bout des doigts de ta main droite jusqu'au bout des doigts de ta main gauche… depuis le haut de ta nuque, tu sens le passage de ces doigts sur chacune de tes vertèbres… appui délicat, pression légère. Une deuxième main… Une sous chacune de tes aisselles et elles descendent le long de ton dos, de chaque côté… Tu fonds mon amour, dans ces délices de douceur… Le vent sur ton corps y met aussi de sa caresse…
    Une bouche maintenant… Ces lèvres velours se promènent et déposent des baisers, telles des plumes déplacées par un imperceptible vent… Bien-être… Indicible plaisir retrouvé d'une simple caresse…
    Des seins, sur tes fesses… Mamelons qui se trémoussent et les mains sur tes jambes qui entreprennent une tranquille promenade…
    Dans le creux de tes genoux, la bouche s'arrête… humidité tiède laissée par les baisers… Une jambe après l'autre, les mains s'adonnent à longer tes mollets, comme une potière créant une œuvre d'art…

    Tu te sens bien mon amour… abandonné pour le plaisir… Je continue ce voyage au pays des délices…
    La bouche sur tes chevilles enveloppe, la langue tourne et encore des baisers, chauds, dans le creux de tes pieds… Un frisson te parcourt tout le corps, te traverse du bout de tes orteils au sommet de ta tête…
    Sans un effort, comme par magie, ton corps se retourne…
    Encore, mon amour… encore…
    Les mains jouent avec tes orteils… et la bouche remonte le dessus du pied… le long de la jambe… chaque centimètre carré reçoit un baiser…
    Les seins… les mains… la bouche remontent vers ton corps exacerbé…
    La bouche s'arrête, mon amour… baisers mouillés sur ton sexe… exploration de ton intimité… les doigts tirent légèrement sur les poils… la main appuie, enveloppe, entoure… les deux mains… les seins emprisonnent l'objet de ton plaisir et la bouche joue avec ton nombril…

    Tout un corps sur le tien mon amour… et les deux mains enserrent chacun de tes seins, l'un après l'autre pendant que la bouche goulûment lèche, suce, mordille le mamelon…
    Le nez à tes aisselles respire, s'imprègne de l'odeur de ton corps excité… et les lèvres par chaque pore de ta peau remonte dans le creux de ton cou en déposant des baisers…
    Les deux mains emprisonnent ta tête… les lèvres de soie sur ton front lisse, sur tes paupières closes, sur ton nez aux narines réveillées, sur tes joues… frôlent… passent… s'arrêtent… laissent une invisible trace…
    Un corps sur ton corps… Deux bouches… Quatre mains… Communion de deux corps, de deux sexes, de deux êtres, de deux âmes… Masculin féminin réconciliés…
    Tu es aux portes de l'extase mon amour… Tu sens au plus profond de toi l'arrivée imminente d'une explosion… Tu veux rester, arrêter le temps… Tu veux aussi continuer…

    Comme un volcan en éruption, tu sens arriver les premiers symptômes… les fondations tremblent… toutes les cellules de ton corps attendent, tels des fruits si mûrs qu'ils sont prêts à tomber… Et soudain, comme quand l'orage a menacé un long moment, l'éclair annonce les prémices… le tonnerre juste un peu plus loin gronde… et la pluie se met à couler, en trombe d'abord… vidant le ciel de sa puissance… puis de plus en plus doucement jusqu'à n'être que quelques gouttes qui glissent lentement…
    Tu es beau mon amour… comme la nature après l'orage quand le soleil revient…
    Endors-toi mon amour, endors-toi… un moment…

    Théa d'Albertville
    27 juillet 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Dans une allée de palmiers


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  • gargoulette

    Ce soir mon amour viendra me visiter
    Son repas préféré je vais lui préparer
    Pour être à son goût pour donner du plaisir
    Au hammam passer et mon corps embellir

    Dans une jarre dépose morceaux d'agneau choisis
    Pour les rendre meilleurs épices herbes d'ici
    Et puis fermer le tout sceller cette potiche
    Pour au feu du hammam l'amener le faire cuire

    Quitter mon nid douillet marcher à l'extérieur
    Un voile sur ma tête mets pour me protéger
    Des regards indiscrets des hommes de la chaleur
    Le repas sur la hanche danse à mon pas léger

    Chaque mur longé de par la médina
    M'a rapprochée un peu de cet espace clos
    Cet endroit où les femmes viennent quand leur pacha
    Le soir va venir se frotter à leur peau

    Poser le récipient sur la braise pour qu'il cuise
    Rester un long moment transpirer ruisseler
    Avec les autres femmes raconter des bêtises
    Des histoires intimes se toucher se frôler

    Débarrasser mon corps de ses impuretés
    Avec un gant glisser passer et appuyer
    Chaque poil aussi je veux faire disparaître
    Pour pouvoir le soir toute nue apparaître

    Quelques heures plus tard quitter cette chaleur
    Reprendre mon agneau déjà un peu tiédi
    Par les mêmes pavés le chemin à l'envers
    Retrouver ma maison en fin d'après-midi

    Ce soir mon amour viendra me visiter
    A cette gargoulette je casserai le cou
    Aura-t-il bien repu goût de me féconder
    De m'aimer m'embrasser me visiter partout

    Théa d'Albertville
    3 juillet 2001
    Vuisternens-en-Ogoz

    Thea - L agneau a la gargoulette


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  • Vingt quat' juin deux mille un
    Nous sommes tous ici
    Pour te rendre un hommage
    Pour te dire merci

    Toi qui sais de la vie
    Traverser les épreuves
    Comment est-ce possible
    Avoir l'air si jeune

    C'est sur ton trente et un
    Savoir vivre oblige
    Qu'avec nous tu vas vivre
    Un moment mémorable

    Cela fait plusieurs jours
    Qu'à ta manière fine
    Tu essaies de savoir
    Et chacun tu cuisines

    Nous espérons quand même
    Que malgré les "lâchées"
    Quelques étapes au moins
    N'auras pas devinées

    Une pensée profonde
    Un mouvement de l'âme
    A papa nous faisons
    Pour qu'il nous accompagne

    Notre cadeau à tous
    Nous savons que tu aimes
    Quatre journées à Vienne
    Et trois qui t'accompagne

    Enfin d'une voix on vient
    Te dire que l'on t'aime
    Et demander à Dieu
    Que tu vives longtemps

    Chritiane Kolly
    23 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • hopisscandaleuse2

    Arrivée au jardin elle se retrouve en face
    Se croyant en avance mais il est déjà là
    Première image en vrai il est beau l'animal
    De son mètre nonante il sourit poliment

    Installé deux bouquins entassés sur la table
    De la lecture pourquoi il avait rendez-vous
    A-t-il cru un instant qu'elle ne viendrait pas
    Mais non toujours il a de quoi nourrir l'esprit

    Qui a pu inventer le téléphone mobile
    A peine rencontré il est déjà parti
    Conversation prenante avec une amie psy
    Mais pourquoi et autant il parle et il rit

    Elle l'observe d'un œil impatience tranquille
    Lui trouve bien du charme repense à la photo
    Une photo de lui dans son plus simple habit
    Troublée essaie quand même d'écouter ce qu'il dit

    Pourquoi ce mouvement sur les coins de ses lèvres
    Il est un peu troublé enfin c'est ce qu'elle croit
    Accrocher son regard lire un peu de son âme
    Un effort pour entendre savoir un peu de lui

    Le soleil s'en mêle le gêne de sa brillance
    Elle fait un peu de place qu'il vienne se rapprocher
    Et bien non il résiste il garde la distance
    Déçue de ne pouvoir plus près le respirer

    Toujours cette photo comment bien écouter
    Dans sa tête se bouscule un mélange d'idées
    Elle se souvient aussi des échanges virtuels
    Fait un effort pour mieux être dans le réel

    Le temps a passé vite comme il fait quelquefois
    Déjà arrive hélas l'heure de se quitter
    Galanterie oblige elle passe devant
    Regards sur son corps qui quitte le jardin

    Toujours cette idée de vouloir le toucher
    Il ne fait pas un geste alors poignée de mains
    Elle retourne à sa vie d'un pas peu décidé
    Il finit par souhaiter partager un festin

    Théa d'Albertville
    16 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • sous larbreBonjour l'homme, Je vais t'emmener en promenade...
    Tu es allongé sur un tapis de mousse, au pied d'un chêne multicentenaire qui te donne de la fraîcheur...
    Tu es nu. Tu sens l'air sur ton corps, merveilleuse caresse. Tu fermes les yeux.

    Je viens m'agenouiller près de toi. Je passe mes lèvres sur ton corps, y dépose mille baisers. De longs baisers mouillés dans le cou. Avec ma langue, je joue avec tes mamelons. Mes mains enserrent ta poitrine, se promènent sur ton anatomie. Baisers sur ton nombril, ton sexe qui se met au garde à vous. Les jambes, j'aime embrasser les jambes. Les chevilles, la peau est très douce autour des chevilles. Tu te laisses faire.

    Je te retourne, tu es allongé sur le ventre, tu sens le vent caresser ton dos, tu frissonnes... baisers mouillés dans le creux du genou.
    Je vois tes belles fesses rondes, mmmhhh j'ai envie de mordre dedans. Je promène ma langue, caresse, pénètre... Le long de ton dos, je remonte avec baisers, pressions de mes doigts, caresses. Je m'allonge sur toi, te couvre de mon corps...

    Assis, je me branche à toi, t'avale de mon corps. Tu deviens objet de mon plaisir, j'ondule, je me frotte, je me donne du plaisir... J'explose sur toi... Je tremble de tout mon corps... Je reste... mes mains sur ton corps recommencent à caresser...

    Et puis, tu sens deux seins dans ton dos... un corps, tu es prisonnier entre deux corps, quatre mains... Ondulations, pressions, tu t'abandonnes à nos caresses, à nos baisers... Pour ton plaisir nous sommes là... Tu es allongé sur le côté... elle t'a pris dans son ventre en ciseau... elle te serre, elle t'aspire pendant que tes mains lui caressent le corps... Moi je laisse aller mon goût poussé pour le baiser... Je prends ta bouche, passe ma langue sur tes lèvres, puis t'envahis toute la bouche, goulûment, doucement, longuement...
    Ton membre dans son antre, sur ta poitrine, tes bras, tes jambes, ses deux mains qui te massent.

    Je me colle contre ton dos et continue ma promenade de baisers... Tu vas subir une jouissance profonde, venue du fond de tes entrailles... tu hurles, tu râles, tu gémis d'un plaisir animal, entre ses deux femelles venues pour te satisfaire...

    Bonne journée l'homme

    La femme

    Théa d'Albertville
    10 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Sur une question de fond nous avons commencé
    Au hasard d'un clic mais ça n'existe pas
    A parler de la vie des choses du passé
    Et à parler de Dieu est il ou n'est il pas

    Au fil des semaines toujours sur la toile
    Chaque dialogue a permis de se connaître un peu
    De lever par des mots une partie du voile
    Sans même faire d'efforts pour se connaître mieux

    Sensible généreux dans les mots dans les gestes
    Tu fais partie de ceux que je porte en mon cœur
    Sur n'importe quel support quand tu te manifestes
    Tu me donnes Christian un moment de bonheur

    T'avoir comme ami c'est un grand privilège
    Partager de la vie les peines et les joies
    Sentir ton affection ton amour ça allège
    Tu sais de la douleur diminuer le poids

    Ce jour d'anniversaire ton quarante neuvième
    Je viens pour déposer un modeste présent
    Candide pur sincère te dire que je t'aime
    Et demander à Dieu que tu vives longtemps

    Théa d'Albertville
    3 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • estampenocturne

    Ce matin de bonne heure je me suis réveillée
    Un inconnu des yeux occupait mes pensées
    Mais des yeux seulement parce que dans l'esprit
    Cela fait quelque temps que soudain il surgit

    Qui est-il cet homme qui parle tant du corps
    Et surtout des plaisirs qu'on peut en retirer
    En ce moment est-il en train de s'occuper
    A des ébats charnels à aimer à baiser

    C'est au pied d'un sapin qu'une première fois
    Doucement tout d'abord avec des baisers
    Et des mains baladeuses auxquelles résister
    Il a fait s'allumer un feu dans mes entrailles

    Ce n'était plus un feu c'était un incendie
    Quand avec volupté il s'est mis à écrire
    Glisser le long du cou à l'échancrure des seins
    Me désirer soumise me vouloir à ses fins

    Puis lire que son sexe hurle aussi de désirs
    Qu'il est au garde à vous demande à me servir
    Excitation extrême chairs hurlant à l'amour
    Comme une louve un soir à lumière de lune

    Chaque journée qui passe fait se rapprocher
    L'instant où ô délices nous pourrons nous toucher
    Cette pensée déjà me procure du plaisir
    Et lui je fais un vœu pour qu'il le souhaite aussi

    Thea d'Albertville
    3 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Il y a bien longtemps au milieu de mes pairs
    Ma vie était fort belle au rythme des saisons.
    Je voyais défiler vaches,veaux et moutons
    Quelquefois un cheval,un coq ou un lapin.
    J'avais pour destinée une voie simple et claire
    Qui était de nourrir et les uns et les autres.

    Mais mon propriétaire un homme de ressources
    Aimait à distiller et c'était interdit
    Il n'y a aucun mal à faire de l'eau de vie
    A condition bien sûr de ne pas se faire prendre
    Il fut pris sur le fait alors bien entendu
    Impossible de passer sans payer une amende

    Impôts Etat tricher je n'ai pas bien compris
    Pourquoi ce fait fut si gravement considéré
    Pour mon patron d'alors impossible de payer
    C'est pour cela qu'il fut obligé de me vendre
    A une famille venue d'un tout autre district
    Qui voulait pour y vivre acquérir une terre

    Durant quelques années ma vie ne changea pas
    J'ai bien vu tout autour pousser quelques maisons
    D'abord celle du fils et puis celle du père
    C'était un peu plus loin et pas trop dérangeant
    Mais un jour quelques hommes sont venus piétiner
    L'herbe tendre en parlant de chemin pour passer

    Juste à côté de moi mon frère le lopin
    Devenait quelle aubaine un chemin communal
    Se serait contenté d'être chemin privé
    Mais il fallait voir grand parler de l'avenir
    Cent quarante fourmis que ça leur a coûté
    Les conseillers d'alors en avaient décidé

    Moi le petit lopin me suis vu encerclé
    Même si j'étais promis à grande destinée
    Devenir moi aussi un chemin communal
    Je commençais quand même à me sentir coincé
    Une route par ci une maison par là
    Un seul côté restait ouvert sur la campagne

    Puis un jour au village changement de conseillers
    Il y a même le beau-frère de celui qui a payé
    Pour avoir trop aimé les pommes distiller
    Autres gens autres buts autres façons de penser
    D'autres chemins il est question d'aménager
    Voilà pourquoi jamais ne serai communal

    Aujourd'hui je demande à tous ces conseillers
    Que veulent-ils faire de moi sans doute m'oublier
    Garder ma qualité de terrain à bâtir
    Devenir place de jeux faire plaisir aux enfants
    Ou jardin potager pour mes nouveaux voisins
    Non aire de repos pour le gouvernement

    Théa d'Albertville
    25 mai 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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