• Je prépare le décor, mon amour, le décor de mes rêves…

    Une table avec des fruits, des fraises, c'est sensuel les fraises… et puis du raisin, attraper les grains les uns après les autres avec une bouche gourmande, très lentement, en te regardant dans les yeux, promesses de mille douceurs…
    Du vin aussi, c'est important le vin… après deux verres de ce breuvage divin, les yeux pétillent encore plus, les langues se délient… dire devient un tel plaisir, dire malicieusement, dire goulûment, dire absolument… des mots d'amour, des mots de plaisir, des onomatopées, qui en disent long…

    tb.-clément-la-belle-romaine-endormie-620x381

    Une maison extraordinaire...
    Un coin volupté : un énorme tapis de soie, doux, épais, rien que de le toucher, de se coucher dessus, c'est une caresse… des coussins aussi et puis des étoffes, de belles étoffes aux couleurs chaudes, à la texture délicate, transparentes les étoffes, juste pour cacher le corps tout en le laissant deviner…

    Ça sent bon dans ce coin, odeur de vanille, de jasmin, parfums gourmands qui mettent en appétit, en appétit de volupté, en appétit de toi…
    Plus loin, un plan d'eau, comme au temps des romains, quelques marches qui descendent dans une eau qui a la température du corps, ou juste un peu plus fraîche…

    Autour, des statues, des statues d'hommes nus, des statues de femmes nues… de beaux corps enlacés, placés là comme une invitation… en souvenir des mains qui patiemment ont modelé, sculpté, donné de langoureuses formes à la pierre, au départ si brute…
    Plus loin, un jardin, marcher pieds nus dans l'herbe, se rouler dans l'herbe, contact avec la terre, ne faire plus qu'un avec la nature… respirer l'odeur des fleurs… se fondre, faire partie de cet ensemble magique…

    Je me prélasse allongée sur le tapis, la tête dans une main, une écharpe de soie négligemment noué sur une épaule, l'autre épaule nue.
    Tu arrives d'un pas de félin, tu te mets à quatre pattes pour approcher, tes yeux dans les miens. Tu passes ta langue sur tes lèvres, avec une lenteur indécente.
    Tes lèvres déposent sur mon cou un baiser mouillé. Frissons. Je ferme les yeux. Immobile, j'attends la prochaine caresse.

    Délicatement, tu fais glisser mon bras le long de mon corps et pose ma tête sur le sol. Tu t'éloignes. Je reste là, j'ai un peu froid, celui qui fait frissonner…
    J'entends ton pas… approche… odeur de fraises… souffle chaud qui sort de tes narines. J'ouvre la bouche et entoure le fruit de mes lèvres… effleurement de tes lèvres…
    Tu baises mes yeux, mon front, mes joues… imperceptibles baisers sur le lobe de mon oreille, dans mon cou… La chaleur envahit mon corps... envie de baisers plus prononcés…

    Tu t'éloignes de nouveau… J'attends, excitée… Je suis avec mon corps, en déguste chaque partie. Je sens mes seins se dresser, je sens mon ventre qui appelle l'homme…
    Tu reviens, j'ouvre les yeux. Je me retourne sur le ventre, pose mes coudes au sol.
    Tu me tends un verre de vin… Je bois, petites gorgées, liquide qui descend dans mes entrailles… Une goutte s'échappe sur ma lèvre… Tu t'allonges et l'aspire délicatement.
    De nouveau, je ferme les yeux… abandonnée à toi.

    Comme un alpiniste, tes lèvres parcourent mon anatomie… les épaules, descente dans le creux de mes reins, tes mains me pétrissent les hanches, les fesses…
    Baisers déposés à l'intérieur des cuisses, dans le creux du genoux…

    De nouveau, l'humidité, j'ai un peu froid, celui qui fait frissonner… Mon corps vit cette excitation grandissante… Un volcan s'allume à l'intérieur…
    D'une main, tu m'invites à me retourner… à m'asseoir…

    Encore un peu de vin… encore une fraise… quelques raisins arrachés à la grappe...
    Assis face à face, tu fais glisser sur moi une étoffe douce… Regards profonds, soutenus longtemps… promenade au fond de mon âme, au fond de la tienne… je te vois lire mon désir avec la satisfaction de celui qui a si bien allumé un feu…
    Une odeur de désir parfume l'air…

    En maître de cérémonie, ta main m'invite à m'allonger… j'attends, au paroxysme de l'excitation.
    Ton corps entier sur le mien me rend prisonnière… mon ventre commence une danse, appelle à la communion, invite…

    J'ouvre les jambes. Je sens dans mon ventre toute l'humidité qui prépare la fusion. Ta bouche gourmande embrasse… lèche… mordille…
    Comme un aventurier qui a trouvé une grotte, tu entres avec une douceur, une lenteur, une volupté dans mon corps qui te reçoit enfin…

    Ta chair dans ma chair… commence une danse langoureuse…
    Dans mon ventre, comme une fleur qui se ferme au crépuscule, je te reçois, je te serre, je t'aspire…
    L'explosion approche… je déguste chaque seconde, chaque minute de cet accouplement…

    Nos plaisirs ne font bientôt plus qu'un… Les ronds dans l'eau quand la fleur la rejoint se forment, d'abord avec une puissance majestueuse, et puis petit à petit, toujours plus doucement jusqu'à ce que le calme revienne…
    Rester comme cela, un long moment…

    Main dans la main, descendre les marches et prendre un bain…

    Théa d'Albertville
    12 juillet 2002
    Villarsiviriaux

    Photo : Clément, la belle romaine endormie


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  • homme sensuelBienvenue dans cette cour, mon amour, dans cette cour de plaisir.
    Laisse-toi guider, mon amour. Ferme les yeux. Laisse-toi bercer au son de ma douce voix.

    Tu détends d'abord ton corps, chaque partie, chaque parcelle, chaque cellule de ton corps… Tu te prêtes à la sensualité…

    Prends le temps de penser à tes jambes, comme quand tu étais enfant et que tu courrais dans les champs un matin de printemps quand la rosée te donnait un délicieux frisson. Souviens-toi, tu étais léger, léger. Souviens toi, tu volais. Oui, en ce temps-là, tu savais t'envoler pour des promenades fantastiques avec les oiseaux.
    Et puis ton bassin, imagine que tu es une danseuse arabe et que tu te laisses aller au son lent, mélodieux d'une musique jouée par des artistes invisibles, venus pour réveiller en toi cette sensualité.
    Ta poitrine maintenant, tu te rappelles le sein de ta mère… la douceur d'un sein de femme. Tu t'enveloppes de douceur. Tu poses tes mains, croisées sur tes épaules. Laisse toi bercer, mon amour. Prends contact avec la douceur, la tendresse, l'amour, tout l'amour que tu as reçu, mais aussi tout l'amour que tu as donné…
    Et la tête… laisse s'envoler toutes ces pensées qui t'habitent… Elles s'en vont, tu les vois comme autant de petits personnages danser au-dessus de toi et te laisser dans un calme olympien…

    Je t'emmène dans un jardin, mon amour… des colonnes et l'air frais qui circule entre ces colonnes. Des tables de pierres, des jarres, des coupes, de l'eau, du vin…
    J'ai situé le décor mon amour… Tu es allongé sur un lit au milieu de ce jardin…
    Tu es nu… sur le ventre. Une main, douce, se promène sur toi… Suis le mouvement de cette main qui frôle ton épiderme… depuis le bout des doigts de ta main droite jusqu'au bout des doigts de ta main gauche… depuis le haut de ta nuque, tu sens le passage de ces doigts sur chacune de tes vertèbres… appui délicat, pression légère. Une deuxième main… Une sous chacune de tes aisselles et elles descendent le long de ton dos, de chaque côté… Tu fonds mon amour, dans ces délices de douceur… Le vent sur ton corps y met aussi de sa caresse…
    Une bouche maintenant… Ces lèvres velours se promènent et déposent des baisers, telles des plumes déplacées par un imperceptible vent… Bien-être… Indicible plaisir retrouvé d'une simple caresse…
    Des seins, sur tes fesses… Mamelons qui se trémoussent et les mains sur tes jambes qui entreprennent une tranquille promenade…
    Dans le creux de tes genoux, la bouche s'arrête… humidité tiède laissée par les baisers… Une jambe après l'autre, les mains s'adonnent à longer tes mollets, comme une potière créant une œuvre d'art…

    Tu te sens bien mon amour… abandonné pour le plaisir… Je continue ce voyage au pays des délices…
    La bouche sur tes chevilles enveloppe, la langue tourne et encore des baisers, chauds, dans le creux de tes pieds… Un frisson te parcourt tout le corps, te traverse du bout de tes orteils au sommet de ta tête…
    Sans un effort, comme par magie, ton corps se retourne…
    Encore, mon amour… encore…
    Les mains jouent avec tes orteils… et la bouche remonte le dessus du pied… le long de la jambe… chaque centimètre carré reçoit un baiser…
    Les seins… les mains… la bouche remontent vers ton corps exacerbé…
    La bouche s'arrête, mon amour… baisers mouillés sur ton sexe… exploration de ton intimité… les doigts tirent légèrement sur les poils… la main appuie, enveloppe, entoure… les deux mains… les seins emprisonnent l'objet de ton plaisir et la bouche joue avec ton nombril…

    Tout un corps sur le tien mon amour… et les deux mains enserrent chacun de tes seins, l'un après l'autre pendant que la bouche goulûment lèche, suce, mordille le mamelon…
    Le nez à tes aisselles respire, s'imprègne de l'odeur de ton corps excité… et les lèvres par chaque pore de ta peau remonte dans le creux de ton cou en déposant des baisers…
    Les deux mains emprisonnent ta tête… les lèvres de soie sur ton front lisse, sur tes paupières closes, sur ton nez aux narines réveillées, sur tes joues… frôlent… passent… s'arrêtent… laissent une invisible trace…
    Un corps sur ton corps… Deux bouches… Quatre mains… Communion de deux corps, de deux sexes, de deux êtres, de deux âmes… Masculin féminin réconciliés…
    Tu es aux portes de l'extase mon amour… Tu sens au plus profond de toi l'arrivée imminente d'une explosion… Tu veux rester, arrêter le temps… Tu veux aussi continuer…

    Comme un volcan en éruption, tu sens arriver les premiers symptômes… les fondations tremblent… toutes les cellules de ton corps attendent, tels des fruits si mûrs qu'ils sont prêts à tomber… Et soudain, comme quand l'orage a menacé un long moment, l'éclair annonce les prémices… le tonnerre juste un peu plus loin gronde… et la pluie se met à couler, en trombe d'abord… vidant le ciel de sa puissance… puis de plus en plus doucement jusqu'à n'être que quelques gouttes qui glissent lentement…
    Tu es beau mon amour… comme la nature après l'orage quand le soleil revient…
    Endors-toi mon amour, endors-toi… un moment…

    Théa d'Albertville
    27 juillet 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • gargoulette

    Ce soir mon amour viendra me visiter
    Son repas préféré je vais lui préparer
    Pour être à son goût pour donner du plaisir
    Au hammam passer et mon corps embellir

    Dans une jarre dépose morceaux d'agneau choisis
    Pour les rendre meilleurs épices herbes d'ici
    Et puis fermer le tout sceller cette potiche
    Pour au feu du hammam l'amener le faire cuire

    Quitter mon nid douillet marcher à l'extérieur
    Un voile sur ma tête mets pour me protéger
    Des regards indiscrets des hommes de la chaleur
    Le repas sur la hanche danse à mon pas léger

    Chaque mur longé de par la médina
    M'a rapprochée un peu de cet espace clos
    Cet endroit où les femmes viennent quand leur pacha
    Le soir va venir se frotter à leur peau

    Poser le récipient sur la braise pour qu'il cuise
    Rester un long moment transpirer ruisseler
    Avec les autres femmes raconter des bêtises
    Des histoires intimes se toucher se frôler

    Débarrasser mon corps de ses impuretés
    Avec un gant glisser passer et appuyer
    Chaque poil aussi je veux faire disparaître
    Pour pouvoir le soir toute nue apparaître

    Quelques heures plus tard quitter cette chaleur
    Reprendre mon agneau déjà un peu tiédi
    Par les mêmes pavés le chemin à l'envers
    Retrouver ma maison en fin d'après-midi

    Ce soir mon amour viendra me visiter
    A cette gargoulette je casserai le cou
    Aura-t-il bien repu goût de me féconder
    De m'aimer m'embrasser me visiter partout

    Théa d'Albertville
    3 juillet 2001
    Vuisternens-en-Ogoz

    Thea - L agneau a la gargoulette


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  • hopisscandaleuse2

    Arrivée au jardin elle se retrouve en face
    Se croyant en avance mais il est déjà là
    Première image en vrai il est beau l'animal
    De son mètre nonante il sourit poliment

    Installé deux bouquins entassés sur la table
    De la lecture pourquoi il avait rendez-vous
    A-t-il cru un instant qu'elle ne viendrait pas
    Mais non toujours il a de quoi nourrir l'esprit

    Qui a pu inventer le téléphone mobile
    A peine rencontré il est déjà parti
    Conversation prenante avec une amie psy
    Mais pourquoi et autant il parle et il rit

    Elle l'observe d'un œil impatience tranquille
    Lui trouve bien du charme repense à la photo
    Une photo de lui dans son plus simple habit
    Troublée essaie quand même d'écouter ce qu'il dit

    Pourquoi ce mouvement sur les coins de ses lèvres
    Il est un peu troublé enfin c'est ce qu'elle croit
    Accrocher son regard lire un peu de son âme
    Un effort pour entendre savoir un peu de lui

    Le soleil s'en mêle le gêne de sa brillance
    Elle fait un peu de place qu'il vienne se rapprocher
    Et bien non il résiste il garde la distance
    Déçue de ne pouvoir plus près le respirer

    Toujours cette photo comment bien écouter
    Dans sa tête se bouscule un mélange d'idées
    Elle se souvient aussi des échanges virtuels
    Fait un effort pour mieux être dans le réel

    Le temps a passé vite comme il fait quelquefois
    Déjà arrive hélas l'heure de se quitter
    Galanterie oblige elle passe devant
    Regards sur son corps qui quitte le jardin

    Toujours cette idée de vouloir le toucher
    Il ne fait pas un geste alors poignée de mains
    Elle retourne à sa vie d'un pas peu décidé
    Il finit par souhaiter partager un festin

    Théa d'Albertville
    16 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • sous larbreBonjour l'homme, Je vais t'emmener en promenade...
    Tu es allongé sur un tapis de mousse, au pied d'un chêne multicentenaire qui te donne de la fraîcheur...
    Tu es nu. Tu sens l'air sur ton corps, merveilleuse caresse. Tu fermes les yeux.

    Je viens m'agenouiller près de toi. Je passe mes lèvres sur ton corps, y dépose mille baisers. De longs baisers mouillés dans le cou. Avec ma langue, je joue avec tes mamelons. Mes mains enserrent ta poitrine, se promènent sur ton anatomie. Baisers sur ton nombril, ton sexe qui se met au garde à vous. Les jambes, j'aime embrasser les jambes. Les chevilles, la peau est très douce autour des chevilles. Tu te laisses faire.

    Je te retourne, tu es allongé sur le ventre, tu sens le vent caresser ton dos, tu frissonnes... baisers mouillés dans le creux du genou.
    Je vois tes belles fesses rondes, mmmhhh j'ai envie de mordre dedans. Je promène ma langue, caresse, pénètre... Le long de ton dos, je remonte avec baisers, pressions de mes doigts, caresses. Je m'allonge sur toi, te couvre de mon corps...

    Assis, je me branche à toi, t'avale de mon corps. Tu deviens objet de mon plaisir, j'ondule, je me frotte, je me donne du plaisir... J'explose sur toi... Je tremble de tout mon corps... Je reste... mes mains sur ton corps recommencent à caresser...

    Et puis, tu sens deux seins dans ton dos... un corps, tu es prisonnier entre deux corps, quatre mains... Ondulations, pressions, tu t'abandonnes à nos caresses, à nos baisers... Pour ton plaisir nous sommes là... Tu es allongé sur le côté... elle t'a pris dans son ventre en ciseau... elle te serre, elle t'aspire pendant que tes mains lui caressent le corps... Moi je laisse aller mon goût poussé pour le baiser... Je prends ta bouche, passe ma langue sur tes lèvres, puis t'envahis toute la bouche, goulûment, doucement, longuement...
    Ton membre dans son antre, sur ta poitrine, tes bras, tes jambes, ses deux mains qui te massent.

    Je me colle contre ton dos et continue ma promenade de baisers... Tu vas subir une jouissance profonde, venue du fond de tes entrailles... tu hurles, tu râles, tu gémis d'un plaisir animal, entre ses deux femelles venues pour te satisfaire...

    Bonne journée l'homme

    La femme

    Théa d'Albertville
    10 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • estampenocturne

    Ce matin de bonne heure je me suis réveillée
    Un inconnu des yeux occupait mes pensées
    Mais des yeux seulement parce que dans l'esprit
    Cela fait quelque temps que soudain il surgit

    Qui est-il cet homme qui parle tant du corps
    Et surtout des plaisirs qu'on peut en retirer
    En ce moment est-il en train de s'occuper
    A des ébats charnels à aimer à baiser

    C'est au pied d'un sapin qu'une première fois
    Doucement tout d'abord avec des baisers
    Et des mains baladeuses auxquelles résister
    Il a fait s'allumer un feu dans mes entrailles

    Ce n'était plus un feu c'était un incendie
    Quand avec volupté il s'est mis à écrire
    Glisser le long du cou à l'échancrure des seins
    Me désirer soumise me vouloir à ses fins

    Puis lire que son sexe hurle aussi de désirs
    Qu'il est au garde à vous demande à me servir
    Excitation extrême chairs hurlant à l'amour
    Comme une louve un soir à lumière de lune

    Chaque journée qui passe fait se rapprocher
    L'instant où ô délices nous pourrons nous toucher
    Cette pensée déjà me procure du plaisir
    Et lui je fais un vœu pour qu'il le souhaite aussi

    Thea d'Albertville
    3 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • femme endormie
    Femme endormie par J.B. Reiter (1849)

    Elle entend les bruits de la vie au dehors
    Elle sent l'air sur sa peau une odeur de printemps
    Garder les yeux fermés rester encore un peu
    Entre sommeil et jour pour vagabonder
    Promenade dans le temps ou dans un autre temps
    Retrouver des plaisirs ou se les inventer

    Rester immobile bouger un peu son corps
    Elle s'étire un instant pour mieux se re poser
    Se sent bien dans ce corps à demi réveillé
    Entre rêve et réel elle a la liberté
    Décider d'ouvrir l'œil se lever s'activer
    Ou rester entre deux et s'offrir un voyage

    Soudain une présence autour de ses pensées
    Une main se promène sur son anatomie
    Sur le bras, sur l'épaule, sur la nuque une bouche
    Et même tout un corps collé contre le sien
    Dans son dos la chaleur d'une âme retrouvée
    Venue pour un instant l'aimer la câliner

    Tout son corps est offert à la sensualité
    Douceur de la caresse chaleur du toucher
    Au plus profond d'elle même il y a confusion
    Lui fait-on une blague est-ce imagination
    Laisse faire elle répond pourquoi tant de questions
    N'est-ce pas agréable une douce sensation

    Ne pas bouger ne pas vraiment se réveiller
    Continuer l'étreinte les baisers les caresses
    Ne pas vouloir quitter ce voyage irréel
    Et soudain se promettre de revenir demain
    C'est vrai elle peut toujours recommencer
    Alors elle ouvre un œil et commence la journée

    Théa d'Albertville
    3 avril 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • lezard_rouge

    Dans quelques instants il n'y aura plus que lui
    Plus que elle dans un moment
    Elle le sent félin domestiqué
    Prêt à mettre un peu de côté à oser

    Une gare un train c'est le décor
    Ils montent dans ce train ambiance du passé
    C'était un prince maure qui l'avait fabriqué
    Il rôde encore des âmes venues se retremper

    D'abord seuls plaisir et puis
    Un groupe de français un couple anglais
    Des italiens exubérants plein de vivacité
    On change de fauteuils pour être à côté

    Le train démarre se glisse lentement
    Sur ces rails empruntés pour donner aux touristes
    La joie d'une évasion des moments de plaisir
    Admirer la nature ici sauvage et dure

    Il est là à côté se lève pour admirer
    Elle ne veut pas rester éloignée laisser échapper
    Une seconde du bonheur d'être tout près de lui
    Elle le rejoint frôle son bras se fait frissonner

    Son cœur déborde d'un sentiment profond
    Qu'elle ne peut contenir qui coule lentement
    Vers cet être inconnu et pourtant l'impression
    De l'avoir rencontré dans un autre présent

    Une halte un arrêt pour voir cette nature
    Et puis changer de place se rapprocher un peu
    Un espace restreint pour être un peu plus près
    Il l'a trouvé c'est vrai qu'il connaissait

    La plate-forme la barrière un demi mètre carré
    Voilà qui est propice à la promiscuité
    Adossée au wagon il est juste devant
    Tout près si près comme elle le voulait tant

    Le paradis sur terre ça doit y ressembler
    Ou bien un instant de simple éternité
    Soudain c'est trop elle ne peut résister
    Poser sa main sur lui lui donner un baiser

    Lentement ses deux mains se promènent sur ce corps
    Sur ce dos qu'elle a déjà aimé embrasser
    Elle appuie elle frôle et elle lui faire subir
    Quelques instants de sensualité

    Des pressions des caresses avec volupté
    Elle laisse aller se promener ses mains
    Donner à ce corps l'expression de son âme
    Et c'est son corps à elle qui s'enflamme

    Juste pour un moment suspendu dans le temps
    Le temps qui se déroule et qui va mettre fin
    Aux délices ressentis aux caresses données
    A ce moment propice à se laisser aller

    Le train du prince maure ne pas l'oublier
    Parce que la vie s'écoule pas toujours aussi belle
    Ce sera dans son cœur à tout jamais gravé
    Un moment mais oui… d'éternité

    Théa d'Albertville
    26 mars 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • yeux_bandes_zoom

    Il est nu, elle lui prend la main
    Il entend une porte s'ouvrir, elle l'invite à sortir
    Il a pour tout vêtement de la soie sur les yeux
    Il passe la porte se retrouve à l'air libre
    Etrange sensation que de ne rien contrôler
    Se laisser aller complètement au bon vouloir d'elle

    Il sent la caresse du vent sur son corps il marche lentement
    Sous ses pieds de la mousse elle le guide
    Il entend la nature, des feuilles des branches
    Lui caressent le corps au passage
    Elle passe sa main délicate sur une épaule
    L'imperceptible pression de cette main le dirige

    Des parfums de rosée du matin…
    La fraîcheur lui procure un délicieux frisson
    Et les bruits les sons les musiques
    Ici le vent là les oiseaux et plus loin…
    Quel est ce son? Il n'en sait rien
    D'habitude il n'écoute pas les sons

    De l'eau il entend le son de l'eau
    La marche s'est arrêtée il se passe quelque chose
    Il ne sait pas… angoisse… plaisir…
    Elle l'invite à s'asseoir… une douceur accueille son corps
    Toujours cette main rien que cette main
    Et son souffle oui il entend son souffle

    Une pression de la main il est allongé
    Abandon… oui il s'abandonne…
    Il écoute encore il respire… odeurs de fleurs
    Il repose contact de son dos sur la douceur
    Les bras tombants il s'abandonne davantage
    Il attend…

    Une goutte d'eau sur sa joue
    Une autre sur son sein droit puis deux puis trois
    Qui glissent sous son bras et lui procure
    Un frisson délicieux… une autre goutte et encore…
    Dans le creux de son cou…
    Une gorgée d'eau réchauffée par son corps

    Des lèvres il sent ses lèvres elle boit cette eau
    D'autres gouttes sur son nombril
    Avec lenteur et chacune lui procure des frissons
    De nouveau ses lèvres qui aspirent l'eau
    Délicatement presque imperceptiblement
    Et de nouveau il attend…

    Une étoffe divinement douce sur l'extrémité de ses pieds
    Sur sa jambe son genou sa cuisse et puis de l'autre côté
    Encore une fois et encore lentement
    Encore des frissons délicieuse sensation
    Où est la main et l'autre main
    Où sont les lèvres… il attend

    La main l'invite il repose sur son ventre
    Le vent caresse son corps frissons
    Une goutte d'eau dans le creux de ses reins
    Une autre et encore…
    Les lèvres reviennent et aspirent
    Cette eau réchauffée par son dos

    Dans le creux de son pied il sent l'étoffe
    Remontant sur le talon la jambe le creux du genou
    Le tissu glisse sur ses fesses et remonte
    Le long de son dos de ses épaules
    De l'extrémité de chaque main il sent
    Un effleurement jusque sur la nuque…

    Et puis plus rien il attend…
    Ah la main revient elle l'invite à se lever
    Il ne veut pas mais la main insiste…
    Chemin de retour la porte qui s'ouvre…
    Et puis plus rien
    Il a rêvé…

    Théa d'Albertville
    mars 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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