• Je suis amoureuse de ton âme
    Dont les cordes vibrent souvent
    Au puissant son du cerf qui brame
    Comme au doux murmure du torrent

    Tes yeux savent s'émerveiller
    De la simple beauté d'un arbre
    D'une marguerite, d'un bleuet
    Au son de la danse du sabre

    Tu perçois ces parfums tilleul
    Lavande, thym, mûres et rosiers
    Odeurs qui flattent le gosier

    Je suis amoureuse de ton âme
    Et fais le vœu que cette flamme
    Bonifie l'humanité

    Théa d'Albertville
    Pont-La-Ville - 30 juillet 2021

      


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  • Bonjour les papillons
    Qui dansez, qui dansez
    Vous êtes la moisson
    De pensées, de pensées

    Dans ma tête souvent
    Vous germez le futur
    Quand des graines semant
    Avec désinvolture

    Dans mon coeur vous volez
    De l'aube au crépuscule
    Semblez caracoler
    Et moi je capitule

    Dans mon ventre vous faites
    La danse de Saint Guy
    En silence, en cachette
    Me réveillez la nuit

    Un de ces jours pourtant
    Sortirez par ma gorge
    Je dirai simplement
    Merci qui, merci Georges

    Théa d'Albertville - 10 juin 2021


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  •  

    J'avais oublié ta douceur
    Ta tendre manière d'être là
    Ton humour, un si peu moqueur
    Le bonheur d'être dans tes bras

    Ta présence est enveloppante
    Comme au soir la fleur se ferme
    Sans jamais être emprisonnante
    Juste un frisson sur l'épiderme

    Je t'aimais
    Je t'aime
    Je t'aimerai

    Théa d'Albertville
    Broc - 1er juin 2021


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  •  

    Regarder passer ses pensées
    Comme autant de branches sur l'eau
    Attendre que toutes les idées
    Lentement s'enfoncent dans les flots

    Petit à petit ralentir
    Dans la tête l'effervescence
    Ouïr les plus vaillants désirs
    Puis laisser la place au silence

    Que le coeur parle maintenant
    Que le terrain est favorable
    Et bien non il prendra son temps
    Avant que de se mettre à table

    Théa d'Albertville
    2 juillet 2007
    Conches

    Thea - Silence

    silence lac


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  •  

    La vie pure merveille aux pieds de trois bouleaux
    Eux qui quand il fait beau invitent au sommeil
    Ils sont comme une treille mais sans être barreaux
    Puisqu'ils montent si haut qu'ils séduisent le ciel

    Un peu plus loin les cloches des vaches carillonnent
    Dans les branches chantonne le vent en noires et croches
    Toutes sortes de mouches s'en mêlent monotones
    Le petit chat frissonne grimaçant de la bouche

    Juste un dernier sursaut et le sommeil le gagne
    Il s'endort et regagne un monde plein d'oiseaux
    Apprécier il fait beau pas si chaud qu'en Espagne
    En pays de cocagne vivre sous trois bouleaux

    Théa d'Albertville
    26 juin 2002
    Villarsiviriaux

    3-bouleaux


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  •  
    Et si tant de lumière rayonnait de mon être
    Je serais l'instrument d'une source infinie
    C'est dieu qui me ferait l'honneur de transparaître
    Au travers de mon âme pour éclairer la nuit

    Théa d'Albertville
    3 juillet 2013
    Romont

    lueurs_aube_col_de_bleine_pano_a


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  •  

    Il est quatre heures
    Je ne dors pas
    Où sont tes bras ?
    Pas là !
    Et bien tant pis
    Une autre fois

    Théa d'Albertville
    Romont
    28 décembre 2012

    pause-4-heures


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  •  

    J'ai mis de l'ambre dans mon cou
    Pour avoir bon goût

    Je passe une musique dans ma tête
    Pour être à la fête

    Je baigne d'amour dans mon cœur
    Pour mon bonheur

    Et je commence un nouveau jour
    Bonjour !

    Théa d'Albertville
    Romont

    27 décembre 2012

    ambre11


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  •  

    Tous les matins sont prometteurs
    De nouvelles joies de nouvelles peurs
    C'est ce qui donne à l'existence
    Le concentré de sa substance

    Et après pour bien voyager
    Dans sa navette en passager
    Du frein de l'accélérateur
    Jouer des pieds avec candeur.

    Théa d'Allbertville
    22 octobre 2012
    Dans le train vers Bulle


     au-dessus dent de broc


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  •  
    Quel noble privilège
    De passer la campagne
    De voir le ciel, la neige

    Saupoudrer la montagne
     
    Théa d'Albertville
    Dans le train vers Bulle
    17 octobre 2012
     
    vue de gruyeres

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  •  

    Je m'en vais en fermant les yeux
    Rôder à Sidi Bou Said
    Respirer l'odeur de ses lieux
    Légère, transparente, fluide

    Théa d'Albertville
    11 octobre 2012
    Romont


     Sidi Bou Said


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  •  

    Oh oui je dors, j'adore Morphée
    Je fais des voyages avec lui
    A son bras je vais voir Céphée
    Ou plonge parfois dans des puits

    Mais j'aime aussi l'aube divine
    Qui allume le ciel à l'est
    Derrière ma fenêtre, un peu fouine
    Je vois le moineau plein de gestes

    Mais le secret de ma présence
    Chers amis facebookéens
    Cette semaine, suis en vacances
    Et recommence lundi prochain

    Théa d'Albertville
    11 octobre 2012
    Romont


    morphee


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  •  
     
    Je viens parfois la nuit m'allonger sur ta couche
    J'admire ta peau qui luit j'en approche ma bouche
    Je pose des baisers sur ton corps endormi
    Des tendres, des légers sur ton académie
     
    Et bien bonjour,
    Mon amour
    Accours
     
    Théa d'Albertville
    10 août 2012
    Romont
     
    Brodagum-dessin-l-homme-endormi

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  •  

    C'est dire bonjour, comment ça va
    Quand vous arrivez au travail ...

    C'est dire c'est libre, vous permettez
    Dans le train avec un sourire ...

    C'est proposer de partager
    Quand vous mangez ou vous buvez ...

    C'est dire une banalité
    Pour commencer à dialoguer ...

    C'est dire : je peux vous aider
    À une femme et son bébé ...

    C'est dire : je peux vous aider
    À un vieux qui veut traverser ...

    C'est envoyer de la lumière
    À quelqu'un qui semble très triste ...

    C'est donner un peu de vos biens
    À ceux qui en ont plus besoin ...

    C'est donner un sourire du coeur
    Aux malheureux que vous croisez ...

    C'est écouter mode sincère
    Quelqu'un qui tente de vous parler ...

    C'est aller juste un peu plus loin
    Dans le sens que l'autre suggère ...

    C'est aimer les êtres vivants
    Y compris le règne animal ...

    C'est respecter sans conditions
    Dame nature et ses beautés ...

    C'est admettre d'être petit
    Au milieu de cet univers ...

    Sans oublier notre grandeur
    Et notre pouvoir de choisir ...

    Et savoir que chaque décision
    Participe à l'évolution.

    Théa d'Albertville
    23 juin 2012
    Lausanne

    2452

     


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  •  
     Je suis un être feu violet
    Qui rode sur terre en chantant
    J'aime les fleurs, les feux follets
    Que je poursuis en lambinant
     
    J'ai l'espoir de les rattraper
    Et qu'ils deviennent mes amis
    De ne plus me laisser happer
    Par mes émotions boulimies
     
    Alors comme eux je danserai
    Je ferai partie d'une équipe
    Dans un ballet tout éclairé
    Sur fond de ciel sans fards ni lippes
     
    Mais pour l'instant je suis sur terre
    Pour apprendre à y vivre en paix
    Et je teste bien des manières
    De galères en agapes
     
    Nous étions nombreux à vouloir
    Entrer dans ce corps pour grandir
    Alors va-t-en mon désespoir
    J'ai encore tant de choses à dire
     
    Être en lien avec tous les êtres
    Avec mon coeur comme instrument
    Déborder d'amour et connaître
    De la vie les meilleurs moments
     
    Une fois vieille et décrépite
    Le corps las de cabrioler
    Je pourrai sous sage conduite
    Les rejoindre, les feux follets


    Théa d'Albertville
    Lausanne
    13 juin 2012

     

    feu follet


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  •  

    Il se promène des zombies
    Des automates, sans esprit
    Le regard vide, du vague à l'âme
    Rien dans l'oeil, pas une flamme

    Sont-ils vraiment réveillés
    Ou bien en train de se noyer
    Dans une habitude captive
    Pas bien vivants, à la dérive

    Soudain, ils bougent, ils gesticulent
    L'air important, petits hercules
    Ils mettent la main à leur poche
    Et leur tête défigée hoche

    Leur attention est toute prise
    Légèrement penchés, ils lisent
    Pas une histoire, pas un roman
    Mais une espèce de béant

    Cet appareil miniature
    Billet barré pour l'aventure
    Leur dira ce qu'il faut penser
    Les infos, l'actualité

    Il y a la guerre au Yemen
    Et aussi à Jérusalem
    Ça va permettre à l'oncle Sam
    D'envahir le macadam

    Mais revenons à nos moutons
    Ou plutôt à ces compagnons
    Du voyage de ce matin
    À six heures et demie en train

    Comment diable faudra-t-il faire
    Pour allumer une lumière
    Dans leurs yeux vides sans éclat
    Y mettre paix, amour et joie

    Dans le fond, je me mêle de quoi
    Cela ne me regarde pas
    Ou alors, pourquoi ça me touche
    Miroir, miroir pourquoi tu louches

    Théa d'Albertville
    22 mai 2012
    Dans le train vers Lausanne

    train


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  •  

    Petit Cyril pleure sur moi
    Parce que sa maman n'est pas là
    Après des soupirs saccadés
    Il finit par se consoler

    Tu veux du lait du chocolat
    Non je veux maman et papa
    Mais ils sont allés travailler
    Attends ce soir ils vont rentrer

    Ce soir ce soir ça veut dire quoi
    Moi je les voudrais près de moi
    Pourquoi vont-ils travailler
    Et moi tout seul je dois rester

    Théa d'Albertville
    22 février 2012
    Lausanne

    Thea - Petit Cyril

    garconpleure

     


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  • J'ai rencontré dimanche quelques myosotis, comme joliment oubliés sur un bouquet rose d'oeillets nains.

    • Pourquoi nous as-tu oubliés me disaient-ils?

    C'est vrai qu'ils tentaient modestement de décorer une table, au milieu d'un abondance toute slave de victuailles. Le jardin aussi, abondance de fleurs de toutes sortes. J'ai écouté les myosotis. Ils me chantaient les petits chemins de mon enfance, les murmures des ruisseaux, les éternels pèlerinages des abeilles en quête de pollen. J'ai appris à aimer la rose, le lys et l'orchydée, mais les myosotis, mes premières amours, c'était inné : leur bleu, leur délicatesse, leur humilité, cette manière de toujours être en groupe... mais surtout cette beauté qui, pour la voir, il fallait le vouloir et s'y pencher!

    Théa d'Albertville
    5 juin 2007
    Conches

    myosotis


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  •  

    En parfaite symétrie, naseaux contre naseaux, leurs formes se dessinent dans le matin.
    Vue magnifique d'une nature qui commence à se laisser regarder, fond vert, clair pour le pré et foncé pour la forêt, un peu plus loin.
    Seuls les poteaux, blancs rayés de noir indiquent la présence des hommes.
    Parfaite découpe brun foncé de deux chevaux qui se font la cour.
    Enfin, c'est ce que j'imagine, en passant au volant de ma voiture.
    Leurs pattes sont immobiles. Seules les têtes bougent. Ils se reniflent, s'immobilisent un moment. On dirait qu'ils se regardent, les yeux dans les yeux.
    Cela ressemble à un rite immuable, les mêmes mouvements répétés, génération après génération. Séduire la femelle. Se laisser séduire par le mâle. Continuer la vie.
    Cinq secondes, je ne les vois plus. Je les imagine courant côte à côte dans le pré... Ils ont disparu de ma vue.
    Ils continuent leur chemin et moi le mien.

    Théa d'Albertville
    mai 2002
    Villarsiviriaux

    Thea - Bisous equins

    deux-chevaux01


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  • L'objet de mon amour est caché au fond d'un bois. Il sort la nuit, par un passage secret et exprime sa puissance, son désir de pénétrer le monde, mais pas trop loin, le monde est dangereux.

    Alors il retourne au fond des bois. Il se protège. Il a dû livrer bien des batailles. Il reste des traces, des déchirures. De ses blessures, à peine fermées, se perçoit encore la douleur. La cicatrisation prend son temps. C'est pour cela qu'il a mis autour de sa demeure plusieurs rangées d'obstacles et de barricades. Plus loin, il y a une forêt profonde avec de grands arbres qui, la nuit, ressemblent à des monstres aux airs de vieilles femmes folles. Le sol est couvert de ronces qui griffent celles qui tentent de s'approcher. Le terrain n'est pas plat, à chaque pas vous risquez de mettre le pied dans un trou et, alors que vous croyez y avoir échappé, vous trébuchez sur une racine qui voudrait bien voir le soleil.

    Moi, Merline, avec ma baguette magique, je peux transformer cette forêt en un petit chemin de campagne bordé d'un ruisseau où poussent des primevères au printemps. Aucun effet mon pouvoir, ce n'est pas mon chemin. C'est la vie de Merline, voir, sentir, avoir cette intuition et accepter de ne pas pouvoir y changer grand chose sans la volonté ou la permission de l'homme blessé.

    Par bonheur, il a laissé un passage pour les mots et les images, unidirectionnel la plupart du temps. Alors moi, Merline, je lui envoie un peu de baume, je fais des tentatives pour qu'il s'ouvre vraiment au monde, pour qu'il sorte du bois.

    Mais qui suis-je au fond, pour savoir ce qui fait son bonheur ? Il vit peut-être dans un havre de paix que je ne connais pas ? Serais-je simplement intéressée de le connaître, de le savoir ou de l'apaiser ?


    Théa d'Albertville
    Pully
    2 décembre 2011

    Thea - L'Homme Blessé

    L'homme blessé - Théa d'Albertville

     

     


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