• Il y a bien longtemps au milieu de mes pairs
    Ma vie était fort belle au rythme des saisons.
    Je voyais défiler vaches,veaux et moutons
    Quelquefois un cheval,un coq ou un lapin.
    J'avais pour destinée une voie simple et claire
    Qui était de nourrir et les uns et les autres.

    Mais mon propriétaire un homme de ressources
    Aimait à distiller et c'était interdit
    Il n'y a aucun mal à faire de l'eau de vie
    A condition bien sûr de ne pas se faire prendre
    Il fut pris sur le fait alors bien entendu
    Impossible de passer sans payer une amende

    Impôts Etat tricher je n'ai pas bien compris
    Pourquoi ce fait fut si gravement considéré
    Pour mon patron d'alors impossible de payer
    C'est pour cela qu'il fut obligé de me vendre
    A une famille venue d'un tout autre district
    Qui voulait pour y vivre acquérir une terre

    Durant quelques années ma vie ne changea pas
    J'ai bien vu tout autour pousser quelques maisons
    D'abord celle du fils et puis celle du père
    C'était un peu plus loin et pas trop dérangeant
    Mais un jour quelques hommes sont venus piétiner
    L'herbe tendre en parlant de chemin pour passer

    Juste à côté de moi mon frère le lopin
    Devenait quelle aubaine un chemin communal
    Se serait contenté d'être chemin privé
    Mais il fallait voir grand parler de l'avenir
    Cent quarante fourmis que ça leur a coûté
    Les conseillers d'alors en avaient décidé

    Moi le petit lopin me suis vu encerclé
    Même si j'étais promis à grande destinée
    Devenir moi aussi un chemin communal
    Je commençais quand même à me sentir coincé
    Une route par ci une maison par là
    Un seul côté restait ouvert sur la campagne

    Puis un jour au village changement de conseillers
    Il y a même le beau-frère de celui qui a payé
    Pour avoir trop aimé les pommes distiller
    Autres gens autres buts autres façons de penser
    D'autres chemins il est question d'aménager
    Voilà pourquoi jamais ne serai communal

    Aujourd'hui je demande à tous ces conseillers
    Que veulent-ils faire de moi sans doute m'oublier
    Garder ma qualité de terrain à bâtir
    Devenir place de jeux faire plaisir aux enfants
    Ou jardin potager pour mes nouveaux voisins
    Non aire de repos pour le gouvernement

    Théa d'Albertville
    25 mai 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Sur une question de fond nous avons commencé
    Au hasard d'un clic mais ça n'existe pas
    A parler de la vie des choses du passé
    Et à parler de Dieu est il ou n'est il pas

    Au fil des semaines toujours sur la toile
    Chaque dialogue a permis de se connaître un peu
    De lever par des mots une partie du voile
    Sans même faire d'efforts pour se connaître mieux

    Sensible généreux dans les mots dans les gestes
    Tu fais partie de ceux que je porte en mon cœur
    Sur n'importe quel support quand tu te manifestes
    Tu me donnes Christian un moment de bonheur

    T'avoir comme ami c'est un grand privilège
    Partager de la vie les peines et les joies
    Sentir ton affection ton amour ça allège
    Tu sais de la douleur diminuer le poids

    Ce jour d'anniversaire ton quarante neuvième
    Je viens pour déposer un modeste présent
    Candide pur sincère te dire que je t'aime
    Et demander à Dieu que tu vives longtemps

    Théa d'Albertville
    3 juin 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Croquis_de_la_Faucheuse

    Je ne me souviens pas de la première fois
    Ou seulement des bribes une vague tristesse
    Ces gens vêtus de noir ces visages sans liesse
    Et devant très fleurie une grande caisse en bois

    Voir mon père pleurer et ma mère impuissante
    Où est grand-mère elle qui sait consoler si bien
    Elle est partie sereine pour retrouver les siens
    T'a suivie me laissant une âme défaillante

    Ô combien de pensées tu as nourri le temps
    De mon adolescence angoisse désespoir
    Pourquoi aimer vivre donner et recevoir
    Et finir par te suivre inexorablement

    T'oublier quelque temps t'entendre de nouveau
    Séductrice prometteuse d'une fuite possible
    Lutter ne pas vouloir encore être ta cible
    Quand de la vie les peines me cachaient tout le beau

    Un jour flirter si fort passer tout près de toi
    Soudain prendre conscience de ce sombre intérêt
    Ne plus vouloir de toi pas maintenant s'il te plaît
    Retrouver de la vie les plaisirs et les joies

    Toi la mort toi la vie liées indivisibles
    Etes-vous une fin ou un commencement
    Comme à la pluie succède toujours le beau temps
    Aujourd'hui à la mort je me dis… sensible

    Théa d'Albertville
    10 août 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Exprimer d'un maillon ce que ressent la chaîne
    Difficile est l'aubaine à parler de l'union
    Pourtant sans condition je vais saisir la veine
    De dire de misaine mon sentiment profond

    Les mains serrées ensemble les cœurs réunis
    Je me sens faire partie d'un tout dans l'invisible
    Vibrer très fort au comble de profonde harmonie
    Etre soudain parmi mes frères qui me ressemblent

    Souvenir de prière oasis Sahara
    Une chaîne se forma en fin de séminaire
    Etaient venus des pairs savaient-ils pourquoi
    Pour chercher quelque part pour chercher la lumière

    Je vous parle d'un temps où je ne savais pas
    Qu'il existait déjà des lieux depuis longtemps
    J'ignorais et pourtant enfoui au fond de moi
    J'espérais cet émoi j'espérais ces instants

    Une chaîne d'union pour assembler des êtres
    Leur donner du bien-être une autre dimension
    Une chaîne d'union afin de leur permettre
    Un moment de renaître un moment de fusion

    Réunis par les mains réunis par les cœurs
    A chaque fois mes sœurs c'est un moment divin
    Espère que demain et pour longtemps en cœur
    Pourrai jouir de l'heur de refaire ce chemin

    Théa d'Albertville
    28 mars 2002
    Villarsiviriaux


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  •  
    3-bouleaux
     

    La vie pure merveille aux pieds de trois bouleaux
    Eux qui quand il fait beau invitent au sommeil
    Ils sont comme une treille mais sans être barreaux
    Puisqu'ils montent si haut qu'ils séduisent le ciel

    Un peu plus loin les cloches des vaches carillonnent
    Dans les branches chantonne le vent en noires et croches
    Toutes sortes de mouches s'en mêlent monotones
    Le petit chat frissonne grimaçant de la bouche

    Juste un dernier sursaut et le sommeil le gagne
    Il s'endort et regagne un monde plein d'oiseaux
    Apprécier il fait beau pas si chaud qu'en Espagne
    En pays de cocagne vivre sous trois bouleaux

    Théa d'Albertville
    26 juin 2002
    Villarsiviriaux


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  • coeurs
     
    Je sens ton âme éthérée
    Se promener autour de moi
    S'attarder un peu quelquefois
    Puis repartir résignée
    Et moi je reste là

    Théa d'Albertville
    décembre 2002
    Villarsiviriaux


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  • blues

    Du vague à l'âme une tristesse
    Descend sur moi comme la nuit
    Je la reconnais la traîtresse
    Mais si douce mélancolie

    Théa d'Albertville
    30 décembre 2002
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • terre

    Voir germer avec enthousiasme
    Un projet une construction
    Y mettre force et émotion
    Et y mettre un peu de son âme

    Quand le temps et les circonstances
    Verront son œuvre obsolète
    Se résigner comme les bêtes
    Frappées parfois par une lance

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Villarsiviriaux


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  • vie mort
     

    Le nouveau né sort ébloui
    Quand sur terre il passe naissance
    Dans ce monde en effervescence
    A la lumière blanche de la vie

    Quitter son corps c'est la crainte
    De trouver de l'autre côté
    Quoi le néant le froid ou maintes
    Autres formes de vérité

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • amoureux
    Peynet

    Etre amoureux voir des étoiles
    Dans les yeux de celui qu'on aime
    Au point de revêtir le voile
    Et se marier, même bohème

    L'amour que l'on croyait si grand
    S'est éteint et l'entretenir
    Aurait été tâche de titan
    Laisser partir laisser partir

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • bibliotheque

    Dès les premiers jours ici bas
    Apprendre le sens l'émotion
    Plus tard rempli d'érudition
    Savoir capitales des états

    Accumuler de plus en plus
    Comme un magot de connaissances
    Pour n'en conserver que l'essence
    Lorsque sur terre ne serons plus

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • noyermontagne
     

    Voir naître une fleur au printemps
    Habillée de belles couleurs
    Sentir respirer son odeur
    Voir le fruit devenir plus grand

    Le cueillir et mordre dedans
    Ou bien en faire une compote
    Le laisser perdre sous la botte
    De nouveau terre de nouveau champ

    Théa d'Albertville
    6 janvier 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • Du bord de la rivière où tranquille je repose
    J'en vois passer des choses comme mon ami le lierre
    Sur son arbre il s'enroule parfois me fait des signes
    Quand ses feuilles il aligne et que la pluie s'écoule

    Je vois passer des filles de bien belles images
    Au milieu des nuages quand elles se déshabillent
    Elles viennent barboter me marchent sur le dos
    Puis elles se jettent à l'eau plutôt que grelotter

    A la pêche à la ligne s'amusent les garçons
    Mais les malins poissons en rient avec les cygnes
    Quand l'orage s'approche l'eau se met en colère
    S'enfuient les galoches oublient la rivière

    Un jour une gamine qui m'avait trouvé beau
    M'a relancé à l'eau restée triste ma mine
    Depuis je reste là attendant qu'elle revienne
    Qu'en passant elle me voit dans ses mains me reprenne

    Théa d'Albertville
    23 mai 2003
    Villarsiviriaux

    Thea - le lierre et le caillou


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  • C'est un peu réducteur de me dire caillou
    Mais au fond je m'en fous je connais ma valeur
    Mon message "I love you" quand l'homme de grand coeur
    M'achète quel bonheur et m'offre à sa chouchou

    M'en a fallu du temps enfoui dessous la terre
    Loin de l'eau loin de l'air pour devenir diamant
    Me trouver faut le faire dans la mine patiemment
    Chercher chercher longtemps vouloir de vrai corsaire

    Quand j'arrive au grand jour je change de mains souvent
    On m'achète on me vend marchandage toujours
    On me taille patiemment me met dans du velours
    Monte et descend le cours pour finir brillant

    A la bijouterie des gems je suis le roi
    Trône en place de choix rend jaloux le rubis
    Je vois beaucoup d'émoi dans les yeux des jolies
    Qui de moi ont envie éclatant à leur doigt

    Parfois je suis l'objet de sombres convoitises
    Comme au temps des marquises on veut me posséder
    Je voudrais à ma guise choisir chez qui rester
    Qui m'aime pour mes reflets et non pour les devises

    Bijou caillou chou, je suis le carbone, le diamant...

    Théa d'Albertville
    27 mai 2003
    Villarsiviriaux


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  • Que ne te souviens-tu encore
    Du jour où la terre t'a vu naître
    De la tendresse de ces êtres
    Qui t'ont soutenu dans l'effort
    Grandir

    A l'école chaque semaine
    Au savoir tu as eu accès
    Petit à petit ses effets
    Ont semé en toi une graine
    Apprendre

    Inquiétude de l'adolescence
    Regarder les filles de loin
    Penser n'en avoir pas besoin
    Plus forte a été l'attirance
    Aimer

    Lire un jour de la poésie
    Se prendre pour Victor Hugo
    Aligner assembler des mots
    Parler de soi et de la vie
    Oser

    Dire non au plafond craquelé
    Le repeindre en bleu ou en rose
    Retourner l'envers des choses
    Regarder le ciel étoilé
    Rêver

    Refaire le lit tous les matins
    Sortir respirer l'air les gens
    Observer et perdre du temps
    Laisser la télé dans son coin
    Réagir

    Bien regarder son désespoir
    Refaire le chemin à l'envers
    Se réjouir des arbres verts
    De la vie la douceur du soir
    Espérer

    Trouver une raison de vivre
    Même si un temps elle se cache
    En faire son essentielle tâche
    Jusqu'au moment où elle se livre
    Revivre

    Puis quand le papillon tournique
    Vers la lampe et va se brûler
    Dehors l'aider à s'en aller
    Retarder son heure fatidique
    Changer

    Théa d'Albertville
    28 mai 2003
    Villarsiviriaux

    Thea - Vouloir vivre


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  • roses

    Même si l'on croyait qu'elle n'en avait pas
    Il arrive un matin que soudain il se voit
    Le coeur de la rose

    Il faut l'apprivoiser comme dit le Petit Prince
    L'aimer et l'admirer la prendre avec des pinces
    La rose

    Ainsi elle grandit en beauté et en grâce
    Et bientôt tragédie le sécateur menace
    La rose

    La recevoir c'est vrai procure bien du plaisir
    Elle est fière comme chatte qui commence à courir
    La rose

    Prenez soin de la belle si vous l'aimez vraiment
    La gâter l'aduler elle durera longtemps
    La rose

    Après quelques journées d'agréables senteurs
    Vous verrez ses pétales de drôles de couleurs
    La rose

    Et c'est seulement là que vous verrez enfin
    Au milieu des pétales arrivés à leur fin
    Le coeur de la rose

    Théa d'Albertville
    12 juin 2003
    Fribourg
    Hôpital cantonal

    Thea - coeur de rose


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  • mystere

    Magnifique peut l'être
    Yin et Yang à la fois
    Silence au fond de l'être
    Tumultes quelquefois

    Ecrire c'est son plaisir
    Rêver sa délivrance
    Emotions dans les dires
    Saveurs couleurs et danses

    Théa d'Albertville
    17 juin 2003
    Vuisternens-en-Ogoz


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  • En cuisine comme en amitié
    Il ne faut pas être pressé
    Si j'avais su le voir plus tôt
    Il m'en resterait un peu plus

    Au milieu d'une histoire d'amour
    Pardonner égale toujours
    Si je l'avais appris plus tôt
    J'aurais pardonné un peu plus

    Dans les méandres de la vie
    Un sourire efface dix soucis
    Si je l'avais compris plus tôt
    J'en aurais donné un peu plus

    Rester coi devant la beauté
    De la nature ça vous refait
    Si je l'avais senti plus tôt
    J'aurais profité un peu plus

    Pour mener à bout une idée
    D'enthousiasme il faut la barder
    Je ne l'ai pas compris plus tôt
    Mais depuis le fais beaucoup plus

    Théa d'Albertville
    28 janvier 2004
    Villarsiviriaux


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  • De bonne heure quand l'aube rosit
    Que parfois Morphée m'abandonne
    Encore dans les draps de mon lit
    Mon âme a soif, elle se donne
    Je te poursuis

    A midi au plus fort du jour
    A l'ombre des persiennes closes
    Avec ardeur avec amour
    Derrière la moindre des choses
    Je te poursuis

    Jusqu'à minuit et sans relâche
    Persévérante déterminée
    Même si parfois tu te caches
    Quand les travaux sont terminés
    Je te poursuis

    Au printemps à l'heure de St-Jean
    L'été au temps de l'équinoxe
    L'automne l'hiver c'est permanent
    En douceur en force en boxe
    Je te poursuis

    LUMIERE

    Théa d'Albertville
    23 décembre 2004
    Romont

    Thea - Lumière


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  • En réponse à un "poème sans lendemain"

    J’ai trois vœux dans mon cœur
    Pour contribuer à la paix de l’humanité
    Pour garder l’harmonie de ma famille
    Pour faire le bonheur de mon bien-aimé

    J’ai trois colères à fleur de peau
    Pour trouver des moyens que s’arrête la guerre
    Pour exorciser les blessures de l’enfance
    Pour travailler à une sorte d’égalité

    J’ai trois pouvoirs dans mon âme
    Celui d’aimer pour le plaisir
    Celui de rire pour alléger
    Celui de choisir de quel côté je veux aller !

    Théa d'Albertville
    15 juin 2007
    Conches


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