• louis de boulogneTransmission de pensées, pure télépathie
    Je pensais l'autre jour qu'est devenue ma muse
    Partie vers d'autres cieux, voir d'autres patries
    Ou m'a-t-elle oubliée, sans un mot, sans excuse

    En cet instant sublime, que j'aime infiniment
    Lorsque l'aube rosit et que tout est silence
    Je pense un peu à lui, je le vois, je le sens
    Avant que le jour soit, avant l'effervescence

    Quelle est cette âme triste qui a ouvert sa porte
    Et pourquoi tant de peine et tant de lassitude
    Aurait-elle oublié, alanguie de la sorte
    Que la vie peut aussi se baigner de quiétude

    Par-dessus les collines, par-dessus les nuages
    J'emprunte au dieu Eole de son souffle puissant
    Pour faire tomber sur lui une pluie de courage
    Pour lui donner la joie, pour lui donner le temps

    Le temps d'être serein, le temps d'être égoïste
    Parce que bien ordonnée elle commence par soi-même
    La charité du monde. Et pourquoi être triste
    S'il est question d'aimer et de dire je t'aime

    Ça me fait réagir cette mélancolie
    Et le miroir me dit sur quoi mets-tu le doigt
    Sur ta propre tristesse et c'est bien impoli
    De débusquer chez l'autre ce qui se trouve en toi

    Théa d'Albertville
    27 septembre 2009
    Romont


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  •  
    sexualite epanouie
     
    Merci Sylvain
    Ce fut divin
    Le coussin
    S'en souvient
     
    En plus ça rime
    Un peu de frime
    C'est la dîme
    De l'estime
     
    Théa d'Albertville
    26 mars 2010

    Romont

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  • lit
     
    Avez-vous trouvé une couche
    A l'abri des yeux indiscrets
    Avec dans un coin une douche
    Si nous avons chaud il faudrait
     
    Théa d'Albertville
    26 mars 2010

    Romont

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  • nueausoleil
    Le soleil me chauffe le ventre
    Il me chatouille
    On peut même dire qu'il m'allume
    Comme une femelle méchante
    Il cherche il fouille
    Puis va se cacher dans la brume
     
    Théa d'Albertville
    26 mars 2010

    Romont

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  • bikini_bow
     
    J'ai fait selon vos désirs
    La tonsure de mon minet
    ça chatouille, déjà ça m'inspire
    Des ébats sur coussinets
     
    Théa d'Albertville
    26 mars 2010
    Romont

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  • colombe

    En ce matin gris
    Je viens pour vous dire
    Combien vos écrits
    Font m'enorgueillir

    De retour ici
    De par la cuisine
    Entre deux rôtis
    Trouverai combine

    Pour vous dire des choses
    Joyeuses et douces
    A petite dose
    Et que l'amour pousse
     
    Théa d'Albertville
    12 avril 2011
    Porta della luna, Damanhur


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  • dos
    L'aurore qui remplace l'aube
    Le soleil du matin
    Le vent qui chante les choses
    J'aime pour toi

    La douceur de l'oreiller
    Près de tes yeux endormis
    Et le reste de tes nuits
    J'aime pour toi

    La caresse des vêtements
    Que tu portes sur la peau
    De ton odeur imprégnés
    J'aime pour toi

    Chacune des cicatrices
    Que la vie t'a laissées
    Les bleus et les meurtrissures
    J'aime pour toi

    Tous les gens qui te dorlotent
    Qui te soignent te chouchoutent
    En chemin de guérison
    J'aime pour toi

    Les mouvements que tu fais
    Pour retrouver la souplesse
    Les efforts la volonté
    J'aime pour toi

    L'oxygène que tu respires
    Même s'il finit en soupir
    Quand vient le renoncement
    J'aime pour toi

    Les poèmes que tu lis
    Les chansons que tu écoutes
    Les couleurs que tu admires
    J'aime pour toi

    Les moments où tu t'ennuies
    Avant même de me connaître
    Quand je te manque déjà
    J'aime pour toi

    Ton regard par la fenêtre
    Qui voyage en inconnu
    Et soudain qui s'intéresse
    J'aime pour toi

    Les aliments que tu manges
    Les salés et les sucrés
    Et même les épicés
    J'aime pour toi

    Les doutes qui te harcèlent
    Toutes les peurs imaginées
    En vue de les transformer
    J'aime pour toi

    Les désirs qui t'habitent
    Et les besoins de ton âme
    Afin qu'ils se réalisent
    J'aime pour toi

    Les caresses imaginées
    Autour d'un corps de femme
    Les tendresses les baisers
    J'aime pour toi

    L'effleurement d'une main
    Ou de lèvres gourmandise
    L'envie de jeux libertins
    J'aime pour toi

    Longtemps souffler sur la peau
    De la bouche des narines
    De chaque pore de la chair
    J'aime pour toi

    L'odeur d'un corps excité
    Une envie de s'accoupler
    D'être prise de pénétrer
    J'aime pour toi

    Et malgré tout patienter
    Longtemps les préliminaires
    Le plaisir maîtriser
    J'aime pour toi

    Réaliser que toujours
    La part d'inconnu existe
    Et que rien n'est jamais sûr
    J'aime pour toi

    Et malgré tout espérer
    Vouloir désirer penser
    Pour voir se réaliser
    J'aime pour toi

    Parce que finalement
    Dans la vie la seule chose
    Qui compte pour chaque jour
    A foison, en overdose

    C'est l'amour

    Théa d'Albertville
    20 avril 2011
    Porta della luna, Damanhur

    Thea - eluade


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  • L'objet de mon amour est caché au fond d'un bois. Il sort la nuit, par un passage secret et exprime sa puissance, son désir de pénétrer le monde, mais pas trop loin, le monde est dangereux.

    L'homme blessé - Théa d'AlbertvilleAlors il retourne au fond des bois. Il se protège. Il a dû livrer bien des batailles. Il reste des traces, des déchirures. De ses blessures, à peine fermées, se perçoit encore la douleur. La cicatrisation prend son temps. C'est pour cela qu'il a mis autour de sa demeure plusieurs rangées d'obstacles et de barricades. Plus loin, il y a une forêt profonde avec de grands arbres qui, la nuit, ressemblent à des monstres aux airs de vieilles femmes folles. Le sol est couvert de ronces qui griffent celles qui tentent de s'approcher. Le terrain n'est pas plat, à chaque pas vous risquez de mettre le pied dans un trou et, alors que vous croyez y avoir échappé, vous trébuchez sur une racine qui voudrait bien voir le soleil.

    Moi, Merline, avec ma baguette magique, je peux transformer cette forêt en un petit chemin de campagne bordé d'un ruisseau où poussent des primevères au printemps. Aucun effet mon pouvoir, ce n'est pas mon chemin. C'est la vie de Merline, voir, sentir, avoir cette intuition et accepter de ne pas pouvoir y changer grand chose sans la volonté ou la permission de l'homme blessé.

    Par bonheur, il a laissé un passage pour les mots et les images, unidirectionnel la plupart du temps. Alors moi, Merline, je lui envoie un peu de baume, je fais des tentatives pour qu'il s'ouvre vraiment au monde, pour qu'il sorte du bois.

    Mais qui suis-je au fond, pour savoir ce qui fait son bonheur ? Il vit peut-être dans un havre de paix que je ne connais pas ? Serais-je simplement intéressée de le connaître, de le savoir ou de l'apaiser ?


    Théa d'Albertville
    Pully
    2 décembre 2011

    Thea - L'Homme Blessé


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  • deux-chevaux01En parfaite symétrie, naseaux contre naseaux, leurs formes se dessinent dans le matin.
    Vue magnifique d'une nature qui commence à se laisser regarder, fond vert, clair pour le pré et foncé pour la forêt, un peu plus loin.
    Seuls les poteaux, blancs rayés de noir indiquent la présence des hommes.
    Parfaite découpe brun foncé de deux chevaux qui se font la cour.
    Enfin, c'est ce que j'imagine, en passant au volant de ma voiture.
    Leurs pattes sont immobiles. Seules les têtes bougent. Ils se reniflent, s'immobilisent un moment. On dirait qu'ils se regardent, les yeux dans les yeux.
    Cela ressemble à un rite immuable, les mêmes mouvements répétés, génération après génération. Séduire la femelle. Se laisser séduire par le mâle. Continuer la vie.
    Cinq secondes, je ne les vois plus. Je les imagine courant côte à côte dans le pré... Ils ont disparu de ma vue.
    Ils continuent leur chemin et moi le mien.

    Théa d'Albertville
    mai 2002
    Villarsiviriaux

    Thea - Bisous equins


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  • myosotisJ'ai rencontré dimanche quelques myosotis, comme joliment oubliés sur un bouquet rose d'oeillets nains.

    • Pourquoi nous as-tu oubliés me disaient-ils?

    C'est vrai qu'ils tentaient modestement de décorer une table, au milieu d'un abondance toute slave de victuailles. Le jardin aussi, abondance de fleurs de toutes sortes. J'ai écouté les myosotis. Ils me chantaient les petits chemins de mon enfance, les murmures des ruisseaux, les éternels pèlerinages des abeilles en quête de pollen. J'ai appris à aimer la rose, le lys et l'orchydée, mais les myosotis, mes premières amours, c'était inné : leur bleu, leur délicatesse, leur humilité, cette manière de toujours être en groupe... mais surtout cette beauté qui, pour la voir, il fallait le vouloir et s'y pencher!

    Théa d'Albertville
    5 juin 2007
    Conches


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  • garconpleure

    Petit Cyril pleure sur moi
    Parce que sa maman n'est pas là
    Après des soupirs saccadés
    Il finit par se consoler

    Tu veux du lait du chocolat
    Non je veux maman et papa
    Mais ils sont allés travailler
    Attends ce soir ils vont rentrer

    Ce soir ce soir ça veut dire quoi
    Moi je les voudrais près de moi
    Pourquoi vont-ils travailler
    Et moi tout seul je dois rester

    Théa d'Albertville
    22 février 2012
    Lausanne

    Thea - Petit Cyril


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  • train

    Il se promène des zombies
    Des automates, sans esprit
    Le regard vide, du vague à l'âme
    Rien dans l'oeil, pas une flamme

    Sont-ils vraiment réveillés
    Ou bien en train de se noyer
    Dans une habitude captive
    Pas bien vivants, à la dérive

    Soudain, ils bougent, ils gesticulent
    L'air important, petits hercules
    Ils mettent la main à leur poche
    Et leur tête défigée hoche

    Leur attention est toute prise
    Légèrement penchés, ils lisent
    Pas une histoire, pas un roman
    Mais une espèce de béant

    Cet appareil miniature
    Billet barré pour l'aventure
    Leur dira ce qu'il faut penser
    Les infos, l'actualité

    Il y a la guerre au Yemen
    Et aussi à Jérusalem
    Ça va permettre à l'oncle Sam
    D'envahir le macadam

    Mais revenons à nos moutons
    Ou plutôt à ces compagnons
    Du voyage de ce matin
    À six heures et demie en train

    Comment diable faudra-t-il faire
    Pour allumer une lumière
    Dans leurs yeux vides sans éclat
    Y mettre paix, amour et joie

    Dans le fond, je me mêle de quoi
    Cela ne me regarde pas
    Ou alors, pourquoi ça me touche
    Miroir, miroir pourquoi tu louches

    Théa d'Albertville
    22 mai 2012
    Dans le train vers Lausanne


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  •  Je suis un être feu violet
    Qui rode sur terre en chantant
    J'aime les fleurs, les feux follets
    Que je poursuis en lambinant

    J'ai l'espoir de les rattraper
    Et qu'ils deviennent mes amis
    De ne plus me laisser happer
    Par mes émotions boulimies

    Alors comme eux je danserai
    Je ferai partie d'une équipe
    Dans un ballet tout éclairé
    Sur fond de ciel sans fards ni lippes

    Mais pour l'instant je suis sur terre
    Pour apprendre à y vivre en paix
    Et je teste bien des manières
    De galères en agapes

    Nous étions nombreux à vouloir
    Entrer dans ce corps pour grandir
    Alors va-t-en mon désespoir
    J'ai encore tant de choses à dire

    Être en lien avec tous les êtres
    Avec mon coeur comme instrument
    Déborder d'amour et connaître
    De la vie les meilleurs moments

    Une fois vieille et décrépite
    Le corps las de cabrioler
    Je pourrai sous sage conduite
    Les rejoindre, les feux follets

    Théa d'Albertville
    Lausanne
    13 juin 2012

     

    feu follet


    2 commentaires
  • 2452

    C'est dire bonjour, comment ça va
    Quand vous arrivez au travail ...

    C'est dire c'est libre, vous permettez
    Dans le train avec un sourire ...

    C'est proposer de partager
    Quand vous mangez ou vous buvez ...

    C'est dire une banalité
    Pour commencer à dialoguer ...

    C'est dire : je peux vous aider
    À une femme et son bébé ...

    C'est dire : je peux vous aider
    À un vieux qui veut traverser ...

    C'est envoyer de la lumière
    À quelqu'un qui semble très triste ...

    C'est donner un peu de vos biens
    À ceux qui en ont plus besoin ...

    C'est donner un sourire du coeur
    Aux malheureux que vous croisez ...

    C'est écouter mode sincère
    Quelqu'un qui tente de vous parler ...

    C'est aller juste un peu plus loin
    Dans le sens que l'autre suggère ...

    C'est aimer les êtres vivants
    Y compris le règne animal ...

    C'est respecter sans conditions
    Dame nature et ses beautés ...

    C'est admettre d'être petit
    Au milieu de cet univers ...

    Sans oublier notre grandeur
    Et notre pouvoir de choisir ...

    Et savoir que chaque décision
    Participe à l'évolution.

    Théa d'Albertville
    23 juin 2012
    Lausanne


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  • Brodagum-dessin-l-homme-endormi
     
    Je viens parfois la nuit m'allonger sur ta couche
    J'admire ta peau qui luit j'en approche ma bouche
    Je pose des baisers sur ton corps endormi
    Des tendres, des légers sur ton académie
     
    Et bien bonjour,
    Mon amour
    Accours
     
    Théa d'Albertville
    10 août 2012
    Romont

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  • Oh oui je dors, j'adore Morphéemorphee
    Je fais des voyages avec lui
    A son bras je vais voir Céphée
    Ou plonge parfois dans des puits

    Mais j'aime aussi l'aube divine
    Qui allume le ciel à l'est
    Derrière ma fenêtre, un peu fouine
    Je vois le moineau plein de gestes

    Mais le secret de ma présence
    Chers amis facebookéens
    Cette semaine, suis en vacances
    Et recommence lundi prochain

    Théa d'Albertville
    11 octobre 2012
    Romont

     


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  • Sidi Bou Said

    Je m'en vais en fermant les yeux
    Rôder à Sidi Bou Said
    Respirer l'odeur de ses lieux
    Légère, transparente, fluide

    Théa d'Albertville
    11 octobre 2012
    Romont

     


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  • Quel noble privilège
    De passer la campagne
    De voir le ciel, la neige

    Saupoudrer la montagne
     
    Théa d'Albertville
    Dans le train vers Bulle
    17 octobre 2012
    vue de gruyeres

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  • au-dessus dent de broc

    Tous les matins sont prometteurs
    De nouvelles joies de nouvelles peurs
    C'est ce qui donne à l'existence
    Le concentré de sa substance

    Et après pour bien voyager
    Dans sa navette en passager
    Du frein de l'accélérateur
    Jouer des pieds avec candeur.

    Théa d'Allbertville
    22 octobre 2012
    Dans le train vers Bulle

     


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  • ambre11

    J'ai mis de l'ambre dans mon cou
    Pour avoir bon goût
    Je passe une musique dans ma tête
    Pour être à la fête
    Je baigne d'amour dans mon cœur

     Pour mon bonheur
    Et je commence un nouveau jour
    Bonjour !

    Théa d'Albertville
    Romont

    27 décembre 2012
     


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