De la poésie libertine...Poésie, pain de l'invisible...
Quel est ce personnage
Droit comme un aristo
Qui distille ses mots
Qui semble bien trop sage
Ça ne dure pas longtemps
Car si vous l’approchez
Il va vous accrocher
Vous mener hors du temps
Il aime vous montrer
Airs parfois supérieurs
Qu’il vient de la meilleure
Souche de ce comté
Serait-ce pour protéger
Son cœur d’artichaut
Qu’il vous balance ces mots
Sans même bégayer
Ou plutôt parce qu’au fond
Comme un adolescent
Il doute de ses talents
Ne croit pas en ses dons
Il voulait être artiste
Papa n’a pas voulu
Au contraire il a dû
Reprendre l’entreprise
Devenir architecte
Là il n’a pas lâché
Il fallait bien prouver
Qu’il pouvait tenir tête
Il aime les voitures
Et cultive le beau
A Villarsiviriaux
Mes amis quelle pointure
Du côté du foyer
Ce furent trois mariages
Était-il vraiment sage
Pour finir divorcé
Il aime bien les femmes
En petit comité
Pour longtemps raconter
Pendant qu’elles se pâment
Amitiés masculines
Dans beaucoup de bistrots
Ça brassait du boulot
Ainsi était la ligne
Entre l’homme et la femme
Te sens-tu obligé
D’être d’un seul côté
Souvent contre la femme
Serait-ce que moi aussi
Je méprise les hommes
Mais que Dieu me pardonne
Je les aime aussi
Avec de la ferveur
Un soir tu m’as chanté
Ce chant qui fait pleurer
Désir de bonheur
Dans notre quotidien
Tu es mon bon ami
Et Francis je te dis
Je te veux … du bien
Christiane Kolly
alias Thea d'Albertville
27 avril 2007
Café du Lion d’Or
Romont