De la poésie libertine...Poésie, pain de l'invisible...
Il faut que je vous dise que je suis en émoi
Un tremblement de terre m'a vraiment perturbée
C'était pourtant bien loin de la première fois
Et pourtant ça me laisse sérieusement réveillée
Je ne suis pas la seule, un peu plus haut aussi
Au centre de la terre là où bat le moteur
Il se passe quelque chose et garder l'harmonie
Demande au gestionnaire au travail de l'ardeur
Depuis cette journée où comme une planète
Dans notre galaxie nous nous sommes déplacés
Et avons rencontré une espèce de comète
Juste pour quelques heures et elle a décampé
De ces premiers instants de légers souvenirs
C'est surtout du sommet que ça tournait très fort
Enregistrer les choses bien regarder bien lire
Sur toutes les facettes au milieu dans les bords
Plus le temps a passé et plus je le sentais
Des indices intérieurs une métamorphose
Une énergie intense dedans moi circulait
Il fallait les convaincre qu'ils fassent quelque chose
Persuader le moteur et persuader la cime
Il a fallu aussi qu'ils se mettent d'accord
Et vous dire ce qui les a rendu unanimes
Ça tient de l'alchimie ne disons pas trop fort
Et lorsque deux planètes par ici se rencontrent
Elles se touchent elles se frottent avec application
Vous imaginez bien que je n'avais rien contre
C'est à moi que reviennent vendanges et moissons
Les récoltes ont été abondantes et de classe
De ces grandes années qui méritent millésime
Je me suis retrouvée heureuse d'être lasse
Dans un état second, approche du sublime
Fallait que je vous dise que je suis en émoi
Depuis cette journée aux couleurs nouvelles
J'en appelle à la vie pour encore bien des fois
Être tourneboulée et faire des étincelles
Théa d'Albertville
3 mars 2009
Romont

Jean-Jacques Lequeu, dessin d'un boudoir