Eklablog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

De la poésie libertine...Poésie, pain de l'invisible...

Publicité

Le train du prince maure - Théa d'Albertville

 

Dans quelques instants il n'y aura plus que lui
Plus que elle dans un moment
Elle le sent félin domestiqué
Prêt à mettre un peu de côté à oser

Une gare un train c'est le décor
Ils montent dans ce train ambiance du passé
C'était un prince maure qui l'avait fabriqué
Il rôde encore des âmes venues se retremper

D'abord seuls plaisir et puis
Un groupe de français un couple anglais
Des italiens exubérants plein de vivacité
On change de fauteuils pour être à côté

Le train démarre se glisse lentement
Sur ces rails empruntés pour donner aux touristes
La joie d'une évasion des moments de plaisir
Admirer la nature ici sauvage et dure

Il est là à côté se lève pour admirer
Elle ne veut pas rester éloignée laisser échapper
Une seconde du bonheur d'être tout près de lui
Elle le rejoint frôle son bras se fait frissonner

Son cœur déborde d'un sentiment profond
Qu'elle ne peut contenir qui coule lentement
Vers cet être inconnu et pourtant l'impression
De l'avoir rencontré dans un autre présent

Une halte un arrêt pour voir cette nature
Et puis changer de place se rapprocher un peu
Un espace restreint pour être un peu plus près
Il l'a trouvé c'est vrai qu'il connaissait

La plate-forme la barrière un demi mètre carré
Voilà qui est propice à la promiscuité
Adossée au wagon il est juste devant
Tout près si près comme elle le voulait tant

Le paradis sur terre ça doit y ressembler
Ou bien un instant de simple éternité
Soudain c'est trop elle ne peut résister
Poser sa main sur lui lui donner un baiser

Lentement ses deux mains se promènent sur ce corps
Sur ce dos qu'elle a déjà aimé embrasser
Elle appuie elle frôle et elle lui faire subir
Quelques instants de sensualité

Des pressions des caresses avec volupté
Elle laisse aller se promener ses mains
Donner à ce corps l'expression de son âme
Et c'est son corps à elle qui s'enflamme

Juste pour un moment suspendu dans le temps
Le temps qui se déroule et qui va mettre fin
Aux délices ressentis aux caresses données
A ce moment propice à se laisser aller

Le train du prince maure ne pas l'oublier
Parce que la vie s'écoule pas toujours aussi belle
Ce sera dans son cœur à tout jamais gravé
Un moment mais oui… d'éternité

Théa d'Albertville
26 mars 2001
Vuisternens-en-Ogoz

lezard_rouge

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article