De la poésie libertine...Poésie, pain de l'invisible...
Vous vivez lâchement, sans rêve, sans dessein, Plus vieux, plus décrépits que la terre inféconde, Châtrés dès le berceau par le siècle assassin De toute passion vigoureuse et profonde. Votre cervelle est vide autant que votre sein, Et vous avez souillé...
Lire la suite
La Main de ma Mère Je prenais la main de ma mère Pour la serrer dans les deux miennes Comme l’on prend une lumière Pour s’éclairer quand les nuits viennent . Ses ongles étaient tant usés, Sa peau quelquefois sombre et rêche. Pourtant, je la tenais serrée...
Lire la suite
LE BUFFET C'est un large buffet sculpté ; le chêne sombre, Très vieux, a pris cet air si bon de vieilles gens ; Le buffet est ouvert, et verse dans son ombre, Comme un flot de vin vieux, des parfums engageants ; Tout plein, c'est un fouillis de vieilles...
Lire la suiteÀ ceux que j'aime et ceux qui m'aiment Quand je ne serai plus là, lâchez-moi !Laissez moi partir, j'ai tellement de choses à faire et à voir !Ne pleurez pas en pensant à moi ! Soyez reconnaissants pour les belles annéesDurant lesquelles je vous ai donné...
Lire la suite
Es war ein Mal ein Courtisan Und eine Dame de Cour Er war für Sie ein bon Vivant Und Sie war folle d'Amour Sie gingen zu Promenade Tranken The und Schokolade Und auch bon vieux Vin In einem beau Jardin Er war ein wenig Entreprenant Und Sie war auch Bien...
Lire la suite
Lorsque avec ses enfants vêtus de peaux de bêtes,Echevelé, livide au milieu des tempêtes,Caïn se fut enfui de devant Jéhovah,Comme le soir tombait, l’homme sombre arrivaAu bas d’une montagne en une grande plaine ;Sa femme fatiguée et ses fils hors d’haleineLui...
Lire la suite
Quelqu'un meurt, Et c'est comme des pas Qui s'arrêtent. Mais si c'était un départ Pour un nouveau voyage... Quelqu'un meurt, Et c'est comme une porte Qui claque. Mais si c'était un passage S'ouvrant sur d'autres paysages... Quelqu'un meurt, Et c'est comme...
Lire la suite
Arbres de la forêt, vous connaissez mon âme! Au gré des envieux, la foule loue et blâme ; Vous me connaissez, vous! - vous m’avez vu souvent, Seul dans vos profondeurs, regardant et rêvant. Vous le savez, la pierre où court un scarabée, Une humble goutte...
Lire la suite
On dit que je suis fort malade, Ami ; j'ai déjà l'oeil terni ; Je sens la sinistre accolade Du squelette de l'infini. Sitôt levé, je me recouche ; Et je suis comme si j'avais De la terre au fond de la bouche ; Je trouve le souffle mauvais. Comme une voile...
Lire la suite
Si les liens des coeurs ne sont pas des mensonges, Oh ! dites, vous devez avoir eu de doux songes, Je n'ai fait que rêver de vous toute la nuit. Et nous nous aimions tant ! vous me disiez : « Tout fuit, Tout s'éteint, tout s'en va ; ta seule image reste....
Lire la suite