De la poésie libertine...Poésie, pain de l'invisible...
Bienvenue dans cette cour, mon amour, dans cette cour de plaisir. Laisse-toi guider, mon amour. Ferme les yeux. Laisse-toi bercer au son de ma douce voix. Tu détends d'abord ton corps, chaque partie, chaque parcelle, chaque cellule de ton corps… Tu te...
Les foins sont très hauts, prêts à être coupés. Qui n'a jamais pris la peine de se promener dans le foin que l'on va bientôt faucher, ou plutôt au bord d'un champ de foin, car le paysan n'apprécie guerre les citadins qui renversent leur précieux fourrage,...
Arrivée au jardin elle se retrouve en face Se croyant en avance mais il est déjà là Première image en vrai il est beau l'animal De son mètre nonante il sourit poliment Installé deux bouquins entassés sur la table De la lecture pourquoi il avait rendez-vous...
Elle entend les bruits de la vie au dehors Elle sent l'air sur sa peau une odeur de printemps Garder les yeux fermés rester encore un peu Entre sommeil et jour pour vagabonder Promenade dans le temps ou dans un autre temps Retrouver des plaisirs ou se...
Dans quelques instants il n'y aura plus que lui Plus que elle dans un moment Elle le sent félin domestiqué Prêt à mettre un peu de côté à oser Une gare un train c'est le décor Ils montent dans ce train ambiance du passé C'était un prince maure qui l'avait...
J'ouvre un oeil. Pas un bruit. Il doit être cinq heures ou six heures du matin. Il fait encore nuit, mais de la lumière est déjà présente. Dans quelques dizaines de minutes, le soleil va se lever. Depuis trois jours, je loge, si j'ose dire, dans cette...
Un clocher. Au-dessus d'une église. Dans un village. Autour, des gens, des vies, des souffrances, des peurs de souffrir de nouveau, des joies, des plaisirs. Dans des maisons, des immeubles, à plusieurs, chez soi. Des liens, des cordons même. On se souvient....
Tiré du livre publié par Christiane Kolly : Les festins fantastiques des Contes de Gruyère, d'Isabelle Kallenborn. Je cherchais depuis un certain temps le témoignage d’une guérisseuse ou d’une sorcière en hommage à Catillon. Par pur hasard, j’ai rencontré...
Mon oncle André, menuisier, habitait une bâtisse située entre notre maison et la ferme de l'oncle Henri. Paletot et sa famille habitait en face, de l'autre côté de la route. Un jour, nous avons entendu dans les branches que l'oncle André était parti avec...
Le jeudi, à part patauger dans le ruisseau ou jouer aux aventuriers dans la grotte, les poletz avaient leur part. Après une année, j'en avais cent vingt à cent trente. Mes camarades qui les avaient perdues s'arrangeaient pour s'en procurer, en volant...
C'est dire bonjour, comment ça va Quand vous arrivez au travail ... C'est dire c'est libre, vous permettez Dans le train avec un sourire ... C'est proposer de partager Quand vous mangez ou vous buvez ... C'est dire une banalité Pour commencer à dialoguer...
Petit Cyril pleure sur moi Parce que sa maman n'est pas là Après des soupirs saccadés Il finit par se consoler Tu veux du lait du chocolat Non je veux maman et papa Mais ils sont allés travailler Attends ce soir ils vont rentrer Ce soir ce soir ça veut...
Une brume légère voile le bleu Lémanet je pense à vous Une fumée s'échappe d'une cheminéeet se frotte le ventre sur les tuiles d'une maisonet je pense à vous La neige a recouvert les sommets somptueuxet je pense à vous Des gouttes de pluie glissent lentement...
Votre verbe est rempli d'audace Je vous avoue que ça me plait Une impression d'être à la chasse Sans savoir qui est le gibier ! Comme il sied à un minaret Je me plierai devant vous Pour un hommage susurré Qui finirait sur une joue Dans ma caverne il fait...
Il était une fois une hirondelle dont la grâce, l'adresse, l'intelligence et la beauté étaient connues de loin. Elle était née dans une ferme. Ses parents avait construit un nid contre une poutre, à quatre mètres de hauteur. Après quelques semaines de...
Dans un autre tempsDans une autre vieLes princes charmantsAvaient des envies Si fortes qu'ils partaientSans se demanderCe qu'il adviendraitDe leur destinée Aujourd'hui le tempsEst à la mesureChez les flamboyantsC'est l'autocensure Moi la louve ardenteJe...
Je retourne aux bainsA chaque matinÇa m'arrive aussiLes après-midis Lorsque l'eau me berceQu'elle me caresseIl me vient soudainL'idée de tes mains Elles m'accompagnentMe frôlent, me damentComme des poissonsMutins et fripons Des yeux me regardentIls montent...
J'ai dégusté votre ElluadeDeux ou trois cuillers à la foisQuels parfums quelles couleurs, balladeMe suis même léché les doigts J'aimerais être dans vos brasPour savoir quel goût ça aQuand le conditionnel s'en mêleIl y a des peurs à la pèle Et puis dans...
Je veux de vous une caresse Sur la joue le nez ou les fesses Pour partager l'intimité Pour vivre une complicité Je veux de vous de la distance Si je pleure ou bien si je pense Laisser passer l'air entre nous Comme il passe entre les genoux Je veux de...
Quel drôle de temps on vit, abondance de biens Émergence d'interdits, régimes draconiens Manger est devenu source de mille dangers Surtout le plus couru, gare à l'obésité Certains dans leur sagesse se font souffrir de faim D'autres dans leur détresse...
Ces lignes pour vous dire Les pensées de mon cœur A plus de cinquante ans L'amour toujours l'amour Celui qu'on ne fait pas L'amour celui qu'on fait Mes envies de plaisir De volupté lâchée De consommation abusive Et puis juste derrière Peurs Peur de déplaire...
Tu es le vent, quand allongée dans mon hamac tu me balances comme le berceau d'un nouveau né Tu es le vent, quand tu joues dans les arbres une musique imprévisible Tu es le vent, quand tu animes les branches actrices vertes sur fond bleu ciel Tu es l'eau,...
Même si l'on croyait qu'elle n'en avait pas Il arrive un matin que soudain il se voit Le coeur de la rose Il faut l'apprivoiser comme dit le Petit Prince L'aimer et l'admirer la prendre avec des pinces La rose Ainsi elle grandit en beauté et en grâce...
En parfaite symétrie, naseaux contre naseaux, leurs formes se dessinent dans le matin. Vue magnifique d'une nature qui commence à se laisser regarder, fond vert, clair pour le pré et foncé pour la forêt, un peu plus loin. Seuls les poteaux, blancs rayés...
Je ne me souviens pas de la première fois Ou seulement des bribes une vague tristesse Ces gens vêtus de noir ces visages sans liesse Et devant très fleurie une grande caisse en bois Voir mon père pleurer et ma mère impuissante Où est grand-mère elle qui...