• La cour 10 - Monologue - Théa d'Albertville

    massage homme

    Il est 4 heures. J'ai conscience de cette nouvelle journée depuis un moment déjà.
    Ma chatte est réveillée, présente au monde... J'ai les jambes ouvertes largement, elle salue l'univers.
    Elle est gonflée... Il lui faudrait une bouche, gourmande, assoiffée, parce qu'elle a besoin d'être bue...

    Une langue aussi, il lui faudrait une langue, active, voyageuse, spéléologue, curieuse de son environnement, qui rampe avec gourmandise.
    Elle a faim, faim d'être envahie, d'être visitée, d'être prise, de sentir la chair caressante d'un membre, la tête chercheuse de son point de jouissance.

    Il la visite. D'abord avec une douceur, une lenteur de paresseux. Il gonfle, il durcit, il  s'excite. Il en devient pressé, il sait que le plaisir va bientôt passer. Il sait que ça l'apaise, que ça le rend calme.
    Mais où est le coeur ? Où est le reste du corps ? Où est la tête ? Ma tête, elle est là, oui ! Mon coeur aussi. Le reste de mon corps aussi.
    Mais l'autre être, celui a qui appartient ce sexe ? Ah oui, il est à deux mille cinq cents kilomètres...
    Alors, je me lève. Je lave mon corps, je le frotte... Je le couvre de vêtements et d'une giclée de L'instant de Guerlain. Et je poursuis mon chemin.

    Je suis vraiment une égoïste, je n'ai pensé qu'à moi ! J'assume... Et ce matin, pour combler un autre besoin, celui de donner, je m'offre un autre voyage.
    Je suis la Criblette. Je m'élève au-dessus de Lausanne. Il me faut de grands battements d'ailes pour voir le soleil, là où il est si bon, si chaud, si fort de voler.
    Direction sud est, en avant toutes...

    Je descends, je fends le vent... Ma boussole intérieure m'indique l'endroit... Il est là... Je reconnais l'objet de mon désir. Magnifique, il dort encore...
    Je redeviens femme et observe. Comme il est beau dans son sommeil, relâché, posé, offert... Je me glisse à ses côtés... Je le respire, je le hume, je l'inspire... avidité, convoitise, concupiscence, lubricité même... J'entreprends de l'éveiller... Ma bouche se promène, longe la vallée de son dos, laisse au passage ce quelque chose d'humide qui le fait frissonner... Il bouge...

    Il reçoit, il sait recevoir, magnifique... Je continue mon exploration. Je découvre sa virilité qui a commencé à se réveiller... J'ai faim de le goûter, je le prends dans ma bouche, comme si je voulais l'avaler, entre douceur et fermeté... Mes mains poursuivent leur exploration, se promènent sur son anatomie... et découvrent ce corps, matérialisation de mon désir de mâle.
    Il est à demi réveillé... Voyons le côté face... Je le tiens par les deux hanches et pose, pose et repose mes lèvres sur son ventre, visite son nombril... Intrusion !
    Ce que j'aime ce voyage ! Et je sens que mon application va bientôt être récompensée... Je continue mon escalade, vers le sommet, arrêt intéressé sur les mamelons dressés.
    Les aisselles, j'adore explorer les aisselles, j'y promène mon nez, mes narines se dilatent de toujours plus d'un désir animal...
    Je sens sous moi l'effet de mon amoureuse concentration. Le sommet est proche... Je glisse la tête dans son cou, ses deux bras prisonniers de mes mains... Il est présent, il accepte, il reçoit, il sait recevoir, cadeau...

    Avec un grande douceur, j'approche ses lèvres... sensuelles, elles sont si sensuelles, je les happe, je les hume, je les embrasse...
    Je n'en peux plus... Je le veux... Je le prends... Je le chevauche, je m'empale en même temps que ma langue fait irruption dans sa bouche, avec douceur et détermination...
    Quelle sublime sensation... Je commence alors une danse ancestrale... Fusion, ce que j'aime cette fusion... Accouplement des corps, délices, je glisse...
    Non, encore... et encore... ça gronde au fond de mon ventre. Toutes les colonnes de mon temple tremblent... je maîtrise, je maîtrise... plus pour longtemps !
    Le gisement se donne... Le filon prend le temps de s'épuiser... Je reçois chaque goûte...

    Je m'apaise... reprends mon vol... et rentre à la maison.

    Théa d'Albertville
    16 novembre 2011
    Lausanne


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