• Ne pas vraiment se réveiller - Théa d'Albertville

    femme endormie
    Femme endormie par J.B. Reiter (1849)

    Elle entend les bruits de la vie au dehors
    Elle sent l'air sur sa peau une odeur de printemps
    Garder les yeux fermés rester encore un peu
    Entre sommeil et jour pour vagabonder
    Promenade dans le temps ou dans un autre temps
    Retrouver des plaisirs ou se les inventer

    Rester immobile bouger un peu son corps
    Elle s'étire un instant pour mieux se re poser
    Se sent bien dans ce corps à demi réveillé
    Entre rêve et réel elle a la liberté
    Décider d'ouvrir l'œil se lever s'activer
    Ou rester entre deux et s'offrir un voyage

    Soudain une présence autour de ses pensées
    Une main se promène sur son anatomie
    Sur le bras, sur l'épaule, sur la nuque une bouche
    Et même tout un corps collé contre le sien
    Dans son dos la chaleur d'une âme retrouvée
    Venue pour un instant l'aimer la câliner

    Tout son corps est offert à la sensualité
    Douceur de la caresse chaleur du toucher
    Au plus profond d'elle même il y a confusion
    Lui fait-on une blague est-ce imagination
    Laisse faire elle répond pourquoi tant de questions
    N'est-ce pas agréable une douce sensation

    Ne pas bouger ne pas vraiment se réveiller
    Continuer l'étreinte les baisers les caresses
    Ne pas vouloir quitter ce voyage irréel
    Et soudain se promettre de revenir demain
    C'est vrai elle peut toujours recommencer
    Alors elle ouvre un œil et commence la journée

    Théa d'Albertville
    3 avril 2001
    Vuisternens-en-Ogoz


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