• porte_ouverte

     

    J'aurai laissé la porte ouverte
    Par le balcon pourras entrer
    À mon corps tu auras pensé
    Me trouveras posée offerte

    Doucement tu approcheras
    Et pour un peu me réveiller
    Caresses de la tête aux pieds
    Mettre mon calice en émoi

    Lentement j'ouvrirai un œil
    Dirai des onomatopées
    Dans mes bras je t'enfermerai
    Je frémirai comme une feuille

    Après ce qui se passera
    Dans la pénombre de la chambre
    Ce sera doux ce sera tendre

    Après ce qui se passera
    Ce sera toi ce sera moi
    Et ça ma foi on le taira

    Théa d'Albertville
    Lausanne
    3 août 2013


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  • Et si tant de lumière - Théa d'Albertville
     
    Et si tant de lumière - Théa d'Albertville
     

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  • lueurs_aube_col_de_bleine_pano_a

    Et si tant de lumière rayonnait de mon être
    Je serais l'instrument d'une source infinie
    C'est dieu qui me ferait l'honneur de transparaître
    Au travers de mon âme pour éclairer la nuit

    Théa d'Albertville
    3 juillet 2013
    Romont


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  • Eglise aux SeychellesOn sort un matin, et je m'approche des taxis. C'est là que je retrouve mon chauffeur de taxi du premier jour.

    • Tu sais où habite le Père Léon ?
    • Oui, bien sûr !
    • Et bien emmène-nous chez le Père Léon !
    • D'accord.

    Après une quinzaine de kilomètres, nous arrivons devant une grande église.

    • C'est là, c'est l'église du Père Léon !
    • Il est là ?
    • Non, non, il habite à la cure, c'est un peu plus loin !
    • Dépose-nous chez lui, et tu viendras nous rechercher, on t'appellera!
    • D'accord.

    Le Père Léon était là, avec sa bure brune, son cordon à la taille et ses sandales, une longue barbe fleurie. Mais il n'était pas seul. Il y avait une vingtaine de personnes, la majorité de jeunes filles, qui vivaient là, au service de l'église et du Père Léon.

    • Salut Père Léon !
    • Hello, who are you ?
    • Mais, tu ne me reconnais pas ?
    • No, no ...
    • Je suis Francis, un Mauron de Villaraboud, fils de François !
    • Ah ! Ah ! Francis ! Mais bien sûr !

    Ils nous a invités à rentrer et à s'assoir. J'ai dit :

    • Alors ça va cet apostolat ?
    • Oui, oui, ça va, des fois c'est difficile !
    • Non mais, attends, tu as vu ce qu'il y a autour de toi ? Ça ne m'a pas l'air trop difficile à convertir, ces païens.
    • Il faut leur apprendre, Jésus, le nouveau testament, tout cela.

    Il faut dire que les franciscains aimaient bien se démarquer de l'Église Catholique avec laquelle ils avaient parfois des divergences d'opinion.

    • Tu catéchises alors ?
    • Oui, tous les matins, je donne des leçons, spécialement sur le Nouveau Testament.
    • Et ils comprennent ?
    • Oui, oui, ils sont intelligents, illettrés mais intelligents, ils comprennent bien !
    • C'est quoi cette église ?
    • C'est moi qui l'ai construite !
    • C'est pour ça que tu étais venu faire l'aumône, à Villaraboud et dans les paroisses environnantes ?
    • Oui, bien sûr !

    Elle était belle son église, genre un peu néogothique, avec son beau clocher, un peu bon enfant, mais jolie !

    • Dis-moi Père Léon, quand tu es venu avec ton film de lions et de tigres, et ta forêt vierge, tu nous en as raconté ? Il y en a des bêtes sauvages ?
    • Oui, on peut aller faire un tour.

    C'était une forêt gentillette, sans danger pour l'hom­me. Je n'y ai même pas vu une fourmi.

    • Tu nous en as raconté de bien belles ?
    • Mais oui, tu vois, il fallait bien trouver l'argent !
    • ...

    Nous avons dormi à la cure du Père Léon. Le lendemain, nous l'avons quitté.

    Fin des vacances, retour en Suisse. Je me souviens encore de l'escale entre Nairobi et Paris. L'avion était bien rempli et Élisabeth et moi n'étions pas assis l'un à côté de l'autre. Sur un banc de trois, j'avais la place du milieu. Côté hublot, une matrone noire d'au moins cent vingt kilos et à droite une autre femme noire, un peu plus légère, mais quand même, nonante kilos. Moi au milieu, heureusement que j'étais mince, ça dure quand même sept heures, Nairobi Paris. Personne ne disait rien, on a mangé, j'ai bu quelques whisky. Après deux ou trois heures, la dame du hublot s'est endormie et sa tête est tombée sur mon épaule, elle se cramponnait à moi. J'ai tenté de la remettre à sa place, délicatement, peine perdue, elle est restée endormie durant une heure puis elle s'est réveillée et m'a regardé avec ses grands yeux noirs, l'air à peine gêné.

    Quant au Père Léon, après trente ans d'apostolat, après de bons et loyaux services, sa hiérarchie lui demanda de rentrer au pays pour vivre une vieillesse heureuse.

    Mais, le père Léon refusa, comme je le comprends.


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  • ombre de livre

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    • tere mainPourquoi parle-t-on des quatre coins de la terre, alors que la terre est ronde ?
    • Quand un homme se meurt, on dit qu’il s’éteint; quand il est mort, on l’appelle «feu»…
    • Pourquoi appelle-t-on «coup de grâce» le coup qui tue ?
    • On remercie un employé quand on n’est pas content de ses services.
    • Pourquoi dit-on d’un pauvre malheureux ruiné qui n’a plus où se coucher, qu’il est dans de beaux draps ?
    • Comment distinguer le locataire du propriétaire lorsque ces deux personnes  vous disent à la fois: « Je viens de louer un appartement » ?
    • Comment peut-on faire pour dormir sur ses deux oreilles ?
    • Pourquoi un bruit transpire-t-il avant d’avoir couru?
    • Pourquoi lave-t-on une injure et essuie-t-on un affront ?
    • On passe souvent des nuits blanches quand on a des idées noires.
    • Pourquoi, lorsque l’on veut de l’argent devant soi, faut-il en mettre de côté ?
    • Pourquoi, lorsque vous dites à quelqu’un: « Je ne partage pas votre avis » peut-il répondre: « Les avis sont partagés »?
    • Pourquoi avons-nous parfois l’estomac dans les talons ou le compas dans l’œil ?
    • Ainsi, ce sont les meilleurs crus qui donnent les plus fortes cuites.
    • Pourquoi dit-on: Embarras de voitures quand il y a trop de voitures, et Embarras d’argent quand il n’y en a pas assez ?

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  • deux loupsUn vieil homme veut apprendre à son petit-fils ce qu'est la vie.
    "En chacun de nous, il y a un combat intérieur" dit-il au jeune garçon. "C'est un combat jusqu'à la mort et il se tient entre deux loups."
    "Le premier est ténébreux. Il est la colère, l'envie, le chagrin, le regret, l'avidité, l'arrogance, l'apitoiement sur soi-même, la culpabilité, le ressentiment, l'infériorité, la supériorité, les mensonges, la fausse fierté et l'égo."
    "Le second est lumineux. Il est la joie, la paix, l'amour, l'espoir, la sérénité, l'humilité, la gentillesse, la bienveillance, l'empathie, la générosité, la vérité, la compassion et la foi."
    Le petit-fils réfléchit pendant un long moment. Puis, il demande à son grand-père : "Quel est le loup qui gagne ?"
    Le vieil homme sourit et lui répond : "Celui que tu nourris."

    Conte traditionnel Cherokee
    (Illustration réalisée à partir d'une image trouvée sur le web (auteur non identifié)


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